[Entretien] « [Prix des carburants] Les employeurs doivent ouvrir des négociations salariales : des salariés perdent de l'argent en venant travailler. »
Marylise Léon était invitée de RTL, mardi 31 mars
Marylise Léon, en ce jour de grève et mobilisation des enseignants et du personnel éducatif, a appelé l'Etat employeur à ses responsabilités : les conditions de travail sont dégradées alors qu'il y a démographiquement moins d'enfants, les classes sont toujours surchargées. Cela illustre le manque d'attractivité de la fonction publique, 60 000 postes manquants, dont les principales causes sont la rémunération faible, les écarts salariaux entre femmes et hommes (manque de transparence dans l'attribution des primes et promotions), et les mauvaises conditions de travail. Concernant les aides au carburant, Marylise Léon a insisté pour que l'Etat mette en place des aides ciblées et non générales comme en 2022, pour éviter d'arroser le sable. Elle a aussi rappelé la responsabilité des employeurs qui doivent ouvrir des négociations salariales, par exemple dans le médico-social, les indemnités kilométriques ne couvrent plus les frais réels.
A moins de 3 mois du congrès de la CFDT à Bordeaux, Marylise Léon a précisé qu'il y serait question, entre autres, de la hausse de la cotisation (une première depuis 1995), pour renforcer les moyens de l'organisation. Enfin, Marylise Léon a réaffirmé l'incompatibilité totale entre les valeurs de la CFDT et le projet du Rassemblement national (et alliés), fondé sur la discrimination et la division du monde du travail. Entretien à écouter.