Derrière l’Ademe, c’est la transition écologique que l’on attaque

  • Communiqués de presse

L’Ademe (Agence de la transition écologique) est victime de dénigrement et de diffamation depuis plus d’an de la part de quelques responsables politiques et certains médias orientés. Derrière ces attaques sur le budget ou l’organisation de l’agence, c’est la politique de transition écologique qui est visée. Ce dont on ne parle pas et qui est mis en péril, ce sont les 8000 projets portés chaque année par des entreprises ou des collectivités, avec les emplois créés associés. 

L’Ademe (Agence de la transition écologique) est victime de dénigrement et de diffamation depuis plus d’an de la part de quelques responsables politiques et certains médias orientés. Derrière ces attaques sur le budget ou l’organisation de l’agence, c’est la politique de transition écologique qui est visée. Ce dont on ne parle pas et qui est mis en péril, ce sont les 8000 projets portés chaque année par des entreprises ou des collectivités, avec les emplois créés associés. 

Ces projets, accompagnés par les experts techniques et les moyens financiers de l’Ademe, permettent par exemple :

  •  d’accompagner la décarbonation des industries, en réduisant la dépendance aux énergies fossiles importées et en améliorant la compétitivité d’une entreprise dans le Pas-de-Calais ;
  • de développer des réseaux de chaleur renouvelable et décarbonée pour réduire la facture des habitants d’une collectivité rurale dans le Limousin ou d’une métropole en Alsace ;
  • de réduire la vulnérabilité d’un territoire au changement climatique, de la Méditerranée à la mer du Nord en passant par la mer des Caraïbes ;
  • de protéger les riverains voisins d’un site industriel pollué, abandonné par son dernier exploitant en Eure-et-Loir ou dans le Gard ;
  • de sécuriser l’approvisionnement en matières premières recyclées d’un sous-traitant automobile à Nantes ou d’un fabricant d’emballages à Lyon ;
  • de construire des scénarios de sortie des énergies fossiles permettant aux décideurs d’arbitrer sur des bases éclairées en Bretagne.

L’Ademe, c’est tout cela à la fois. C’est aussi le financement de la recherche et de l’innovation pour trouver des solutions aux défis actuels.

Supprimer l’Ademe, c’est se priver de ces milliers de projets et transformations qui contribuent à diminuer la dépendance française aux énergies fossiles ou aux matières importées, à s’adapter aux changements du climat et à créer des emplois industriels durables et de qualité.

Supprimer l’Ademe, c’est supprimer toute politique ambitieuse de transition écologique et de décarbonation, alors qu’aujourd’hui, plus que jamais, transition écologique, réindustrialisation, compétitivité économique, emploi local, autonomie stratégique et indépendance énergétique sont liés.

La CFDT revendique une politique écologique ambitieuse, qui n’est pas l’ennemi de la réindustrialisation, mais sa condition de réussite. Une transition écologique soutenue et portée par des politiques publiques où les enjeux écologiques, sociaux, économiques et géopolitiques sont traités conjointement.

Aujourd’hui, un projet de loi est en préparation, visant à transférer les effectifs de l’Ademe vers l’administration et réduire ses moyens d’action. Ce n’est pas en supprimant la capacité d’intervention de l’Ademe ou en le vendant à la découpe, que la transition écologique se fera.

Pour la CFDT, la qualité de vie au travail impose dialogue social, écoute et association des agents. Or, ce projet a de fortes répercussions sur leurs missions et leurs conditions de travail.

Conservons l’ADEME, tiers de confiance des entreprises, des collectivités, des associations, des laboratoires de recherche et des citoyens, pour assurer la nécessaire transition de notre société.

 

 

 

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