La CES et ses affiliées françaises reçues à l'Elysée

Publié le 21/07/2017 à 16H23
Luca Visentini, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats a été reçu à l’Elysée le 21 juillet en compagnie des cinq secrétaires généraux de ses affiliées françaises : CFDT, CGT, FO, CFTC et Unsa. 

« Un premier contact et des échanges positifs. » Tel est le commentaire de Thiébaut Weber, secrétaire confédéral de Confédération européenne des syndicats (CES), à l’issue de la rencontre du 21 juillet entre le président de la République française et la CES et les secrétaires généraux des organisations françaises affiliées, Laurent Berger pour la CFDT, Philippe Martinez pour la CGT, Jean-Claude Mailly pour FO, Philippe Louis pour la CFTC et Luc Bérille pour l’Unsa. Emmanuel Macron a reçu les représentants de ces organisations pendant une heure et quart à l’Elysée. Les échanges ont porté sur l’avenir de l’Europe, le socle européen des droits sociaux et la directive sur les travailleurs détachés.

Sur l’avenir de l’Europe, le président français a répondu de manière positive à la proposition de la CES d’instaurer un budget européen qui donnerait les moyens à l’Union d’emprunter et d’investir afin de relancer l’économie européenne. Emmanuel Macron y est favorable et souhaite même aller plus loin dans l’intégration européenne en particulier dans la zone euro.

Des convergences de vue existent également sur le socle européen des droits sociaux. « La France va pousser pour l’adoption de ce socle, affirme Thiébaut Weber qui accompagnait Luca Visentini, elle souhaite également que cela débouche sur des actions très concrètes dans le domaine de la formation. » Le Conseil européen du 23 octobre et le sommet social du 17 novembre à Göteborg devraient être l’occasion d’annonces fortes dans ces domaines.

La CES a également demandé au président qu’il intervienne en faveur d’augmentations de salaires dans l’Union et de la mise en place de dispositifs de négociations collectives sur les salaires dans les pays qui n’en disposent pas. Le but étant d’arriver à mettre en place un salaire minimum dans chaque pays de l’UE et de tendre vers une convergence salariale.

Concernant la révision de la directive sur les travailleurs détachés, « Nous avons dit au président que la CES veut parvenir à un compromis d’ici la fin de l’année sur la base de notre revendication à travail égal, salaire égal, explique Thiébaut Weber, et que dans les nouvelles dispositions le transport routier n’échappe pas à cette règle par dérogation. »

dblain@cfdt.fr