Formation professionnelle : Priorité aux transitions professionnelles

Publié le 02/10/2020

Organisations syndicales et patronales se sont réunies le 25 septembre dernier en groupe paritaire de suivi de la formation professionnelle, une première depuis la réforme de 2018, et ce, dans un contexte sanitaire, économique et social inédit.

Une manière aussi de confronter les points de vue avant le lancement des groupes de travail prévus à l’agenda social. « Nous nous sommes entendus pour travailler en premier lieu sur les transitions professionnelles et sur le financement de la formation et de l’apprentissage, détaillait le secrétaire national Yvan Ricordeau à l’issue de la visioconférence. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut davantage de moyens sur les reconversions. Cela pourrait être mis en œuvre dans le cadre des CPF de transition (ou projets de transition professionnelle). Mais cette approche reste individuelle et ne suffit pas. Nous devons nous demander comment outiller les transitions au niveau collectif. Il faut pour cela créer un dispositif à la fois souple et opérationnel qui s’appuierait sur le Fonds national de l’emploi (FNE-Formation). »

Plus de responsabilités pour les partenaires sociaux ?

Un groupe de travail sur la réforme de 2018

Le groupe de travail paritaire réuni le 30 septembre sous l’égide du ministère du Travail a fait un point d’étape sur le déploiement de la loi Avenir professionnel. Y étaient abordés la mise en place du compte personnel de formation (CPF), l’évolution du plan d’investissement dans les compétences (PIC) et du Fonds national de l’emploi (FNE-Formation), les transitions professionnelles et le financement de France compétences.

La démarche est déjà envisagée par certaines entreprises. Danone, par exemple, a entamé des négociations à l’échelle mondiale pour faciliter la reconversion et le repositionnement des salariés au sein du groupe. L’entreprise de restauration collective Sodexo s’associe au gestionnaire d’Ehpad Korian pour favoriser la transition de ses salariés vers les métiers de l’aide à la personne.

Ce premier rendez-vous aura également permis d’aborder le sujet de la gouvernance de France compétences, établissement public unique chargé depuis 2019 de réguler la qualité et le coût des formations et d’assurer la répartition des fonds issus de la contribution des entreprises. La CFDT souhaite que cet organisme aujourd’hui géré par des représentants de l’État, des régions et des partenaires sociaux accorde davantage de responsabilités à ces derniers.

mneltchaninoff@cfdt.fr

photo © R Gaillard / Réa