Violences et harcèlement sexuels dans le sport: agir avec résolution et dans la durée pour y mettre fin

Publié le 10/02/2020

Les révélations sur les comportements inacceptables de certains encadrants de jeunes sportifs et sportives, à l’instar du scandale de la fédération des sports de glace, se multiplient.
Violences sexuelles, harcèlement et agissements sexistes dans le sport : ces actes inacceptables doivent être fermement dénoncés.

Les autorités du sport doivent veiller à ce que ces actes soient sanctionnés y compris sur le plan judiciaire.

Depuis plusieurs années, et encore maintenant, ces agissements ont pu être dénoncés grâce au courage et à la détermination de salariés et de militants CFDT qui ont joué le rôle de lanceur d’alerte, en signalant ces violences sexistes et sexuelles au ministère des sports, en accompagnant des agents, des salariés, des jeunes sportives et sportifs victimes ou témoins pour que cela cesse. Ces agents et salariés doivent être protégés à la hauteur de leur engagement.

Plus généralement la CFDT, en tant qu’organisation représentative dans le secteur du sport, attire l’attention sur la nécessité de renforcer la formation et la protection des personnels sur ces questions de harcèlement et d’interroger les conditions dans lesquelles se déroulent ces activités (locaux, taux d’encadrement, statut des personnels). Toutes les mesures de sensibilisation, prévention et aussi de sanctions doivent être mises en œuvre : les outils législatifs et réglementaires existent, ils doivent être mobilisés. Le faire, c’est protéger le monde sportif dans son ensemble.

L’État doit jouer pleinement son rôle dans le contrôle de probité des professionnels par la délivrance d’une carte professionnelle des éducateurs sportifs rémunérés nécessitant de fournir un casier judiciaire et par le contrôle du principe d’honorabilité pour tous les encadrants non rémunérés.

La CFDT présentera, dans le cadre des travaux de concertation mise en place par Madame la ministre des Sports, des propositions visant à renforcer les dispositions actuelles du Code du Sport pour que le sport soit fidèle à ses valeurs de respect et d’émancipation et que les personnels, entraîneurs, éducateurs, encadrants sportifs, formateurs, administratifs, salariés ou non, puissent participer pleinement à cette mission.