Accords "Jeunes": premiers enseignements de l'accompagnement dans l'emploi

Publié le 12/02/2014

En 2011, la CFDT a été signataire de 4 accords nationaux interprofessionnels (ANI) destinés à favoriser l’accès des jeunes à l’emploi, dans une approche globale (emploi, insertion, logement, accueil dans l’entreprise, etc.). Parmi ces accords, figure celui du 7 avril 2011 sur « l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi dans leur accès à l’emploi », dont un premier bilan a pu être établi.

l'ANI sur « l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi dans leur accès à l’emploi » a prévu un dispositif d’accompagnement renforcé et différencié selon les publics:

- par les missions locales pour les « décrocheurs »,

- par l’APEC pour les jeunes issus de l’enseignement supérieur,

- et par Pôle Emploi pour les jeunes rencontrant des difficultés récurrentes pour accéder à un emploi durable.

Le comité de pilotage de cet ANI du 7 avril 2011 avait réalisé un cahier des charges auquel chaque opérateur a répondu avant de mettre en place l’accompagnement. À la fin de l’année 2013, une évaluation a été réalisée sur les missions locales et Pôle Emploi, afin de percevoir les résultats de ce dispositif.

Il ressort de cette première évaluation que le taux de retour à l’emploi est, pour les deux opérateurs, nettement supérieur à ceux des dispositifs « classiques ». Ainsi, Pôle Emploi a accompagné plus de 60 000 jeunes,avec un taux de retour à l’emploi de l’ordre de 43 %. Pôle emploi a jugé ce dispositif très efficace et va s’en inspirer pour mettre en place une offre de service durable en direction des jeunes. Pour les missions locales le taux de retour à l’emploi est également très intéressant (28,7 %) et le dispositif de l’accompagnement renforcé a permis de réduire les inégalités dans l’accès à l’emploi par rapport au niveau de formation initiale et au lieu de résidence.

Il est à noter que le public des missions locales est plus difficile car ces jeunes ont souvent quitté le milieu scolaire sans aucun diplôme. L’enjeu n’est pas toujours l’accès à un emploi à court terme, mais aussi la reprise d’un cursus scolaire.

L’APEC, qui a pour sa part réalisée son bilan fin 2013, a été chargée d’accompagner un public de jeunes diplômés dont elle n'a pas l'habitude, et a donc dû adapter ses pratiques. Au final, plus de 50 000 jeunes seront accompagnés et le taux d’insertion dans l’emploi de ces jeunes, 1 an après leur entrée en accompagnement, monte à 77 % pour ceux ayant bénéficié de l’accompagnement renforcé.

Pour 2014, les partenaires sociaux ont pris la décision de maintenir pour l’année le dispositif d’accompagnement renforcé pour les missions locales et Pôle Emploi,  avant l'ouverture prochaine de nouvelles négociations sur l’emploi des jeunes, qui devront donner une suite à la dynamique impulsée en 2011.