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ESPE : lettre ouverte à Najat Vallaud-Belkacem

publié le 03/10/2014 à 11H47 par Frédéric Sève

Ci-dessous et ci-joint, copie du courrier adressé le 2 octobre à la Ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Madame Najat Vallaud-Belkacem.

Madame la Ministre,

Pour le Sgen-CFDT, les modalités de recrutement et de formation des personnels d'enseignement et d'éducation sont un enjeu majeur pour la transformation du système éducatif et la démocratisation effective de la réussite de tous les élèves.

Nous avons soutenu l'universitarisation de la formation, avec la création des IUFM puis leur intégration à l'université. La « mastérisation » a consacré la reconnaissance du niveau de formation et de recrutement de tous les personnels des premier et second degré à bac + 5. Notre organisation la revendiquait dès la fin des années 1960.

Mais l'intégration à marche forcée des IUFM à l'université puis le détournement de la mastérisation aux seules fins d'économies budgétaires drastiques ont mis à mal la formation, et enclenché une nouvelle crise du recrutement.

La création des Espé doit aujourd'hui permettre la reconstruction d'une formation à la fois universitaire et professionnelle, en alternance, progressive sur les deux années de master. L'instauration d'un mi-temps de formation pour tous les stagiaires est une demande que le Sgen-CFDT n'a cessé de porter, nous ne pouvons que nous réjouir de la voir mise en œuvre quel que soit le niveau et la nature du diplôme préalable au concours.

Mais trop d'incertitudes et de dysfonctionnements perturbent cette première rentrée des nouveaux stagiaires, faute d'anticipation suffisante de la très grande diversité des parcours antérieurs des lauréats des concours. Moins de la moitié des stagiaires ont le profil pour lequel a été conçue la réforme : ils ont déjà un master ou en sont dispensés. Ils relèvent donc d'une formation « adaptée » à leur parcours antérieur, mais aussi aux besoins de l'employeur.

On peut comprendre que faute de temps pour construire de tels parcours, les ESPE, cette année, soient amenées à simplifier les choses en essayant d'adapter les parcours déjà existants (le M2 MEEF) - le plus souvent en dispensant les stagiaires de tel ou tel aspect de la formation trop redondant avec leur cursus antérieur.

Les disparités d'une académie à l'autre ne poseraient pas de problème si elles restaient dans un cadre clair et globalement commun. Mais quelles que soient la qualité de la formation proposée et la légitimité des choix opérés par les équipes des Espé, les stagiaires ne comprennent pas pourquoi, par exemple, les uns devront rendre un mémoire et les autres non, comme ils ne peuvent pas accepter le flou qui entoure les critères d'évaluation de leur formation à l'ESPE, et entretient le doute sur les conditions de leur titularisation. Il faut les rassurer sans attendre, leur tenir un discours clair se référant à des textes de cadrage largement diffusés.

Les tâtonnements admissibles dans une année de mise en place précipitée ne seront plus tolérables l'an prochain. Il faut tirer les leçons des difficultés de cette rentrée avec les recteurs et les directeurs d'ESPE.

Les exigences respectives des ESPE responsables de la formation et des recteurs présidents des jurys académiques devront être stabilisées, cohérentes et clairement identifiables par tous les stagiaires et tous les personnels qui les encadrent . Pour garantir dans la durée la cohérence et la lisibilité de ces exigences, il faut faciliter dès maintenant les collaborations entre personnels des ESPE et professeurs formateurs chargés du suivi des stagiaires en responsabilité, par exemple en rendant effectif le « tutorat mixte » des fonctionnaires stagiaires.

Dès la rentrée prochaine, l'obligation de garantir un mi-temps de formation à tous les stagiaires ne devra pas se traduire par la mise en place, parallèlement au M2 MEEF, d'un parcours « adapté » mais identique pour tous. Les ESPE devront proposer des parcours réellement individualisés, sauf à voir leur logique rejetée aussi bien par les stagiaires que par le milieu professionnel. Nous serons très vigilants sur ce point.

Enfin, si le choix de placer le concours en M1 n'est pas remis en cause au profit d'une organisation de la formation et du recrutement qui permettrait d'articuler sur les deux années de master, voire dès la licence, les exigences de la formation et celles de l'employeur, on se condamne à réduire l'année de M1 à une préparation peu professionnalisante du concours, et celle de M2 à une formation professionnelle accélérée. Seul un recrutement coïncidant avec la fin du parcours de licence permettrait de garantir la continuité du master, dont l'affirmation deviendra très vite purement incantatoire en cas de maintien du concours en M1. Pour le Sgen-CFDT, ce serait à terme l'échec assuré des ESPE.

Frédéric Sève

secrétaire général du Sgen-CFDT