"Audincourt : Chérèque veut plus de moyens pour lutter contre la crise"

Publié le 12/06/2009 à 10H31
LePays.fr relate sous ce titre un entretien avec François Chérèque lors de son déplacement à la rencontre des équipes d'entreprises confrontées aux conséquences de la crise en Franche-Comté.

LePays.fr relate sous ce titre un entretien avec François Chérèque lors de son déplacement à la rencontre des équipes d'entreprises confrontées aux conséquences de la crise en Franche-Comté.

« C’est la pire crise que nous connaissons depuis 80 ans, a déclaré, hier à Audincourt, François Chérèque, secrétaire national de la CFDT. Nous ne nous en sortons pas mieux que les autres. Aussi, il faudra aller beaucoup plus loin ».

Venu hier à la rencontre des militants du nord Franche-Comté, François Chérèque a saisi l’opportunité de sa présence dans le pays du Lion pour adresser un coup de griffes à Mme Christine Lagarde, ministre des Finances et de l’Économie.
C’est la méthode du Docteur Coué depuis deux ans. Mais je n’y crois pas
« Elle est - nous dit-on - optimiste. C’est la méthode du Dr Coué depuis deux ans. Mais, je n’y crois pas. Pour lutter contre la crise, il faut dégager plus de moyens, supprimer notamment la défiscalisation des heures supplémentaires et récupérer ainsi de trois à quatre milliards d’euros. Ce n’est pas un choix idéologique. Il faut changer en France le mouvement de contestation en mouvement de revendications ! » .
Interrogé sur la situation de la filière automobile, François Chérèque craint que les mesures prises du type prime à la casse n’aient d’effets que dans le présent. « Il y a un fort risque de ressac, en particulier à l’automne. Il est regrettable que les réponses apportées aux industriels de l’automobile aient été pensées en terme de filière globale. Elles répondent aux difficultés des constructeurs, mais pas de leurs filiales dans la sous-traitance automobile. Ce qui me paraît le plus inquiétant, c’est qu’il n’y a pas de plan à l’échelle européenne concernant la filière automobile ».
Face aux aléas subis par les équipementiers et les fournisseurs automobiles, François Chérèque plaide en faveur du projet de fonds d’investissement social, cher à la CFDT.
Il n’y a pas de plan à l’échelle européenne
En période de sous activité et de chômage technique, François Chérèque demande que tous les moyens existants soient mis en œuvre pour « former les salariés, et accélérer ce processus ».
Après les conflits de Key Plastics à Voujeaucourt et de Visteon à Rougegoutte, François Chérèque insiste sur l’absolue nécessité de « reprendre en amont le problème de la responsabilité sociale des entreprises par rapport à leurs sous traitants ».
JBD