Salaire minimum en Allemagne, Un pas en avant pour l'Europe sociale

Publié le 21/11/2013
Un salaire minimum généralisé devrait être mis en place par le futur gouvernement allemand.C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui la chancelière Angela Merkel, en faisant le point sur les négociations en cours entre la CDU et le SPD pour la formation d’un gouvernement de coalition, suite aux résultats des élections de septembre dernier.

C’est une réponse positive à une demande de la confédération syndicale allemande (DGB), qui revendique un salaire minimum interprofessionnel obligatoire à 8,50 euros de l’heure.

L’absence de couverture conventionnelle pour une grande partie des salariés en Allemagne a conduit à l’existence de salaires très bas (parfois inférieurs à 4 euros de l’heure) dans certains secteurs : le BTP, l’agroalimentaire, certains services… Cette situation encourage la concurrence par le moins disant social en Europe et n’est pas étrangère aux difficultés rencontrées par certains secteurs économiques dans plusieurs pays européens. C’est notamment le cas des abattoirs en France, en Belgique, au Danemark…

L’annonce d’Angela Merkel est une bonne nouvelle pour le renforcement du socle social européen, qui devrait aller de pair avec l’approfondissement du marché unique de l’Union. C’est le sens du projet européen porté par la CFDT, et de la proposition de la Confédération européenne des syndicats (CES) en faveur d’un Contrat social pour l’Europe (http://www.etuc.org/a/10025).

La CFDT souhaite que les conditions de mise en œuvre du salaire minimum en Allemagne répondent aux attentes du DGB. Cette avancée en appelle d’autres pour que les gouvernements des pays de l’Union posent des actes en faveur de l’Europe sociale, pour laquelle la CFDT, avec les autres centrales syndicales affiliées à la CES, continuera à s’engager.

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