Revalorisation du Smic, on ne peut pas en rester à un coup de pouce

Publié le 25/06/2012 (mis à jour le 08/01/2013)
Communiqué de presse n°39 du 25 juin 2012 - La décision du gouvernement de donner un coup de pouce au Smic est attendue par 2,5 millions de salariés du privé et des fonctions publiques. Pour la CFDT, le Smic est bien un des leviers pour agir sur le pouvoir d’achat, mais il ne suffit pas à répondre aux attentes des salariés.

La décision du gouvernement de donner un coup de pouce au Smic est attendue par 2,5 millions de salariés du privé et des fonctions publiques. Si les attentes sont aussi fortes sur le Smic, c’est essentiellement parce que les politiques salariales dans les entreprises et administrations n’offrent que peu de perspectives aux salariés.

Pour la CFDT, le Smic est bien un des leviers pour agir sur le pouvoir d’achat, mais il ne suffit pas à répondre aux attentes des salariés.

Il faut aller au-delà et faire en sorte que le Smic reste bien un minimum de démarrage. C’est devenu pour beaucoup trop de salariés l’unique horizon. 20 % d’entre eux, ont plus de dix ans d’ancienneté dans leur entreprise.

L’affaiblissement de la négociation salariale, dans les entreprises et les branches professionnelles, notamment par un système d’aides aux entreprises sur les bas salaires sous forme d’allègement de cotisations sociales, a fait du Smic le principal moteur de l’évolution des bas salaires.

Chaque année, l’État concède 25 milliards d’euros à cette politique d’aides aux entreprises. La CFDT demande que ces aides soient conditionnées à une mise en conformité de chaque branche au niveau du Smic et à l’existence de plans de déroulement de carrières. Même si les richesses créées sont moins importantes du fait de la crise, rien n’empêche une redistribution plus juste des celles-ci.

Augmenter le Smic, ce n’est pas agir sur tous les bas revenus. En raison de la précarité et de l’instabilité dans l’emploi (temps partiel et chômage), un tiers des salariées femmes et un quart des hommes ont un revenu salarial annuel inférieur à un Smic à temps plein. Pour la CFDT, il faut agir sur ces formes d’emploi précaires.

Par ailleurs, la problématique des dépenses contraintes, dont le poids est devenu insupportable pour trop de salariés, est un enjeu majeur : coût de l’énergie et des transports, accès au logement, reste à charge des dépenses de santé, fiscalité… La responsabilité des pouvoirs publics doit aussi être engagée sur tous ces sujets.

C’est pour toutes ces raisons que la CFDT a demandé la tenue d’une conférence sur les questions de rémunérations et de pouvoir d’achat.

TÉLÉCHARGEMENT DE FICHIERS