Projet de loi égalité femmes-hommes, un effort d'approche globale à l'épreuve des contraintes économiques

Publié le 04/07/2013
Les inégalités perdurent, voire se creusent de nouveau, entre femmes et hommes en France : l’écart des rémunérations a augmenté cette année. Les accidents du travail des femmes augmentent, tandis qu’ils baissent chez les hommes au cours des dix dernières années. La crise économique incite à être vigilant sur la condition des femmes, plus exposées que les hommes à la précarité.

Lors de Grande conférence sociale de 2012, les partenaires sociaux et le gouvernement ont reconnu que ce ne sont pas de nouveaux textes qui changeront le quotidien des salariées, mais la mobilisation des acteurs.

Le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes n’apporte pas de solution miracle mais il a le mérite d’engager une approche systématique et de maintenir l’attention sur ce sujet en période de crise économique.

Les contraintes de gestion des comptes publics et sociaux ne semblent pas avoir permis d’envisager des mesures plus ambitieuses, particulièrement attendues notamment du côté des modes d’accueil des enfants dont on connaît les conséquences sur la carrière des femmes.

  • Le partage du congé parental d’éducation est favorisé, mais seule l’amélioration de l’indemnisation en fera un dispositif efficace d’incitation au partage des responsabilités familiales.
  • La possibilité de transformer le Compte épargne temps en Chèque emploi service universel devra être évaluée afin de vérifier si elle profite véritablement à la qualité de vie au travail des femmes.
  • La prise en compte du comportement des entreprises dans l’octroi des marchés publics participe d’une démarche de responsabilisation sociale des entreprises.
  • La CFDT aurait souhaité que le rôle des pouvoirs publics dans l’impulsion et la coordination d’espaces de concertation sur l’articulation des temps, sur les territoires, soit mieux affirmé.
  • Le renforcement des règles sur la parité est positif et pourrait aussi concerner les partenaires du dialogue social, comme la CFDT l’a demandé dans la négociation sur le paritarisme.

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