Négociation Sécurisation de l’emploi, le patronat campe sur ses positions

Publié le 19/10/2012 (mis à jour le 09/01/2013)
Communiqué de presse n°63 du 19 octobre 2012 - Lors de la séance de négociation «Sécurisation de l’emploi » de ce jour, deux thèmes ont été examinés : « Progresser dans l’anticipation de l’activité des emplois et des compétences » et « Améliorer les dispositifs de maintien dans l’emploi ». Le patronat a remis  des propositions qui permettent d'ouvrir la discussion.

Lors de la séance de négociation « Sécurisation de l’emploi » de ce jour, deux thèmes ont été examinés : « Progresser dans l’anticipation de l’activité des emplois et des compétences » et « Améliorer les dispositifs de maintien dans l’emploi ». Le patronat a remis  des propositions qui permettent d'ouvrir la discussion.

Pour la CFDT, le texte patronal sur l'anticipation est très déséquilibré entre les informations données aux salariés pour leur permettre d'anticiper et les contraintes imposées aux représentants du personnel. Il n'y a presque rien sur les droits nouveaux des salariés pour sécuriser leur parcours professionnel !

Pour la CFDT, il est nécessaire d’améliorer les dispositifs  d’information des représentants des salariés afin de mieux anticiper l’avenir des entreprises et peser sur les choix stratégiques. Cela permettrait de mieux préparer les parcours professionnels des salariés et d’éviter de gérer dans l’urgence des situations catastrophiques. Cet objectif nécessite une amélioration de la formation, un renforcement de la gestion prévisionnelle des emplois et compétences. La CFDT demande aussi la création de droits à l’assurance chômage rechargeables, ainsi qu’une simplification du recours au chômage partiel.

Sur les accords de maintien dans l'emploi, la proposition du patronat confine à la provocation : elle revient sur la nature économique de la rupture pour un salarié qui refuse la modification de son contrat de travail, le privant ainsi des droits qui y sont liés (Contrat de sécurisation professionnelle, reclassement…).

La CFDT pense que ce type d’accord peut sauver des emplois, mais qu’un encadrement juridique est nécessaire pour :

  • éviter tout chantage au licenciement,
  • assurer que la durée de ces accords soit limitée,
  • récompenser les efforts des salariés quand l’entreprise se trouve dans une situation plus favorable.

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