Fiscalité, de l'urgence d'une vraie réforme

Publié le 07/10/2013 à 17H12
Retraite, famille, complémentaire santé… Le gouvernement fait des annonces contradictoires et déroutantes sur la fiscalité et le financement de la protection sociale*.*

Ainsi, après l’annonce d’un financement des retraites équilibré avec une augmentation identique des cotisations patronales et salariales, Bercy garantit la compensation totale pour les employeurs.

Ainsi, les cotisations « famille » sont réduites sans même attendre les travaux du Haut conseil au financement de la protection sociale, pourtant annoncés par Matignon.

Par ailleurs, malgré les engagements du président de la République de redéployer la fiscalité pour généraliser la complémentaire santé à ceux qui n’ont pas d’emploi, Bercy supprime une niche fiscale d’un milliard d’euros au profit essentiel du budget de l’État puisque moins d’un tiers financera la Couverture maladie universelle complémentaire et l’ACS (Aide pour une complémentaire santé).

Pourtant tous les rapports l’affirment (partenaires sociaux, Gallois, Coe-rexecode) : la compétitivité des entreprises c’est aussi l’éducation, les infrastructures, la recherche, la protection sociale… qui sont payées par l’impôt et les cotisations. 

L’effort de redressement des comptes ne peut reposer sur les seuls ménages, la relance de l’activité se réduire à invoquer la réduction des coûts et du code du travail.

La CFDT n’accepte pas que l’on traite de la fiscalité par petits bouts, au gré des lobbyings. Des assises de la fiscalité ne concernant que les entreprises n’auraient pas de sens. 

L’impôt est nécessaire, il est un élément central de notre pacte social. Le réhabiliter suppose d’engager une réforme en profondeur de la fiscalité globale qui rétablisse de l’équité, de la confiance, de la stabilité dans notre système fiscal.

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