Défense, une coupe aveugle du budget serait une grave erreur

Publié le 23/05/2014 (mis à jour le 26/05/2014)

La CFDT, ses fédérations de la Défense et de la métallurgie, s'inquiètent fortement des discussions en cours au sein du gouvernement sur les coupes budgétaires de 1,5 à 2 milliards d’euros qui pourraient affecter le budget de la Défense.

Les arbitrages qui ont précédé la loi de programmation militaire (LPM 2014-2019) votée il y a six mois doivent être respectés. Ils tenaient compte des nécessités d’économie des deniers publics. Pendant ce temps, le niveau de nos engagements militaires extérieurs ne faiblit pas, notamment au Mali et en Centrafrique.

De nouvelles restrictions seraient une erreur pour l’indépendance de la France et son autonomie stratégique. Elles dégraderaient sa capacité d’intervention et son rayonnement dans le monde.

La CFDT avait demandé au président de la République la tenue d’États généraux de la Défense en amont du livre blanc pour la défense et la sécurité nationale.

Le budget de la Défense a été constamment revu à la baisse depuis une vingtaine d’années, en multipliant restructurations, réorganisations et réductions des effectifs civils et militaires du ministère. 85 000 suppressions de postes seront effectuées d’ici 2019.

Des efforts supplémentaires dans cette voie ne sont plus possibles dans un contexte social proche de l’explosion, avec une exaspération des personnels en sous-effectifs et en surcharge de travail.

Les inquiétudes se portent aussi sur les conséquences pour une industrie de défense dynamique, avec des produits d’excellence technologique et un tissu de PME très innovantes. 165 000 salariés directs et près du triple sur l’ensemble du territoire sont concernés. L’industrie, et particulièrement celle de la Défense, doit s’inscrire dans un environnement stable et de long terme.

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