Compétitivité, l’allègement du coût du travail nécessite des contreparties pour les salariés

Publié le 06/11/2012 (mis à jour le 13/12/2012)
Communiqué de presse n°69 du 6 novembre 2012 - La CFDT est satisfaite que le gouvernement intègre dans ses orientations la majorité des propositions sur la compétitivité issues du rapport de Louis Gallois.

La CFDT est satisfaite que le gouvernement intègre dans ses orientations la majorité des propositions sur la compétitivité hors-coût issues du rapport de Louis Gallois, notamment en matière d’investissement, de formation, de recherche et de développement. Ce rapport souligne l’importance du dialogue social pour développer la compétitivité de notre pays.

Le gouvernement envisage un allègement du coût du travail par un crédit d’impôt. Pour la CFDT, une telle mesure nécessite des contreparties en termes de qualité de l’emploi (réduction de la précarité, formation, conditions de travail). Le patronat, une nouvelle fois entendu par le gouvernement, doit s’engager positivement dans la négociation Sécurisation de l’emploi.

Le crédit d’impôt compétitivité-emploi doit donc être conditionné à la réussite de la négociation Sécurisation de l’emploi et à l’obtention d’améliorations concrètes pour les salariés.

La CFDT approuve que le financement de la compétitivité et celui de la protection sociale soient dissociés. Elle souhaite que le Haut conseil du financement de la protection sociale étudie la piste de la CSG dans le cadre de la mission qui lui est confiée.

Elle note que la hausse de TVA sera compensée pour les entreprises par la réduction fiscale dans le cadre de l’allègement du coût du travail (en particulier dans les hôtels, cafés et restaurants, ainsi que dans l’artisanat du bâtiment). Ce sont donc les consommateurs qui vont payer…

La CFDT s’inquiète du choix de réduire les dépenses publiques. Elle sera vigilante sur les politiques publiques qui seront abandonnées ou réduites.

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