Communiqué de presse n°76 du 10 novembre 2011

Publié le 14/11/2011 à 00H00
Déclaration de François Chérèque, secrétaire général et Luc Scappini, secrétaire général de la Fédération des établissements et arsenaux de l'État - DCNS, l'État schizophrène pousse ses agents en préretraite
Communiqué de presse n°76 du 10 novembre 2011
Communiqué de presse n°76 du 10 novembre 2011
Déclaration de François Chérèque, secrétaire général et Luc Scappini, secrétaire général de la Fédération des établissements et arsenaux de l'État - DCNS, l'État schizophrène pousse ses agents en préretraite

Jeudi 3 novembre, DCNS a annoncé un plan de départs volontaires pour les ouvriers de l’État (principalement dans les secteurs RH, finances et soutien industriel).

 
Ce plan est mis en place pour accélérer les différentes réorganisations de DCNS. Il est inacceptable pour la CFDT. Dans la réalité, ces départs n’ont de « volontaires » que le nom.
 
Ce dispositif de préretraites pourrait être maintenu jusqu’en 2014. Il concernerait alors près de 870 ouvriers de l’État. Chaque départ avec indemnités coûterait en moyenne 130 000 €.
 
Pour la CFDT, ces sommes devraient être consacrées au développement de l’entreprise et à la rétribution de l’ensemble des salariés.
 
Cette semaine, alors que le gouvernement a accéléré la mise en œuvre de la réforme des retraites, le lendemain, il s’apprête à autoriser une entreprise en bonne santé à se séparer de salariés bien avant 60 ans.
 
La CFDT dénonce l’incohérence entre le discours du gouvernement et la politique qu’il mène dans une entreprise où il est actionnaire majoritaire. La disparition de ces postes est irrationnelle compte-tenu des besoins de l’entreprise et de ses ambitions.
 
La CFDT demande à la direction de DCNS de revoir sa position et à l’État-actionnaire de ne pas valider ce plan.
 
Au moment où le maintien dans l’emploi devrait constituer une priorité, une entreprise publique décide un plan de départs sans aucune justification économique.