Communiqué de presse n°73 du 1er décembre 2010

Publié le 01/12/2010 à 00H00
Déclaration de Jean-Louis Malys, secrétaire national - Réforme des retraites, le service après-vente mensonger du gouvernement
Communiqué de presse n°73 du 1er décembre 2010
Communiqué de presse n°73 du 1er décembre 2010
Déclaration de Jean-Louis Malys, secrétaire national - Réforme des retraites, le service après-vente mensonger du gouvernement

Pendant le débat parlementaire sur la réforme des retraites, le gouvernement a tenté de vendre ses décisions à grands coups de publicité tendancieuse. Aujourd’hui, son service après-vente récidive par écrit et sur les ondes.

 
Parmi les inexactitudes avancées, les outils gouvernementaux assurent « rétablir l’équilibre des régimes de retraite en 2018 et sauver notre système par répartition ».
Faux ! L’équilibre présenté ne tient pas compte des transferts de dépenses qui vont s’opérer – du fait de la réforme – sur les comptes de l’assurance-chômage et de l’assurance maladie. Rien que pour l’assurance-chômage, on prévoit 1,7 milliard d’euros de dépenses d’indemnisation supplémentaires d’ici 2018. Et la réforme creuse le déficit au-delà de 2018 en dilapidant le Fonds de réserve des retraites, prévu pour faire face au pic démographique du papy-boom à partir de 2020.
 
La propagande gouvernementale dit aussi « maintenir le niveau des pensions pour les retraités actuels et futurs ».
Là encore, c’estFaux ! La réforme se traduit par plus d’injustice pour les uns et une baisse de pension pour les autres. Ainsi pour les salariés en emploi, le recul de l’âge de départ à la retraite à 62 ans signifie que l’effort à fournir pour obtenir un niveau de pension identique augmente considérablement (deux ans) et de manière très inégalitaire, au détriment des salariés qui commencent à travailler jeunes. Celui qui commence à travailler à 18 ans devra désormais cotiser 44 ans tandis que celui qui débute à 21 ans devra cotiser 41 ans. Pour les salariés au chômage, malades ou invalides, le recul de l’âge de départ à la retraite se traduira par une baisse du montant de leur pension, les périodes non travaillées étant mal prises en compte.
 
Les autres affirmations de cette publicité gouvernementale sont toutes contestables, reposant soit sur des mensonges avérés ou par omission, soit sur des approximations.
 
Constatant qu’il a perdu la bataille de l’opinion, le gouvernement se livre, sous couvert d’outils d’information, à une véritable propagande mensongère.
 
PJ : document complet de décryptage de la communication gouvernementale sur la réforme des retraites.

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