Communiqué de presse n°65 du 12 octobre 2010

Publié le 12/10/2010 à 00H00
Déclaration de Marcel Grignard, secrétaire général adjoint - Retraites, le gouvernement doit faire le choix du dialogue !
Communiqué de presse n°65 du 12 octobre 2010
Communiqué de presse n°65 du 12 octobre 2010
Déclaration de Marcel Grignard, secrétaire général adjoint - Retraites, le gouvernement doit faire le choix du dialogue !

Au soir de ce 12 octobre, gouvernement et parlement ont une lourde responsabilité : ils ne peuvent ignorer les manifestations qui ont rassemblé près de 3,5 millions de personnes, soit une hausse de 20 % par rapport aux journées précédentes.

 
De très nombreux salariés du public et du privé ont fait l’essentiel des cortèges. Dans les fonctions et services publics, les grèves sont toujours à un niveau élevé. Dans le privé, des salariés ont fait grève une heure ou deux pour participer à ces manifestations.
 
La présence de lycéens et étudiants explique une partie de la hausse du nombre de manifestants. Elle traduit aussi l’inquiétude d’une génération vis-à-vis de l’emploi et des parcours professionnels. Cette angoisse profonde ne peut rester plus longtemps sans réponse !
 
Cette quatrième journée d’action depuis début septembre, avec une participation en hausse, confirme que :
 
  • Les salariés sont convaincus de la nécessité de réformer un système de retraites en déséquilibre financier et générateur d’inégalités. Ils n’acceptent pas la réforme que veut imposer le gouvernement : ils savent qu’elle est injuste et qu’elle va aggraver les inégalités, sans pour autant assurer la pérennité des retraites par répartitions.
 
  • Les modifications apportées par le parlement (sur la pénibilité, la situation des femmes ayant trois enfants…) améliorent très modestement le projet gouvernemental, mais révèlent aussi les limites d’un système à bout de souffle que le parlement tente de rafistoler.
 
Le gouvernement et le parlement doivent répondre aux mobilisations croissantes et faire enfin le choix du dialogue. Ils ne peuvent prendre le risque de l’affrontement ou de la désespérance alors que le pays doit relever les défis majeurs de l’emploi, de la rénovation des protections sociales et de la fiscalité.