Communiqué de presse n°32 du 27 avril 2011

Publié le 27/04/2011 à 00H00
Déclaration d'Anousheh Karvar et Laurent Berger, secrétaires nationaux - Logement des jeunes, 5 propositions pour avancer
Communiqué de presse n°32 du 27 avril 2011
Communiqué de presse n°32 du 27 avril 2011
Déclaration d'Anousheh Karvar et Laurent Berger, secrétaires nationaux - Logement des jeunes, 5 propositions pour avancer

Les difficultés des jeunes d’accès à l’emploi sont indissociables des difficultés d’accès au logement. Le parc de logement social n’héberge plus suffisamment les jeunes et la construction de petits logements a considérablement diminué. Des solutions concrètes doivent être apportées. La CFDT formule les revendications suivantes, à discuter avec le patronat et les autres syndicats :

 
  • La construction de 15 000 logements par an de petite surface dans le parc social. Ils permettraient aux jeunes d’accéder aux logements sociaux. La production de ces appartements serait financée par Action logement.
 
  • La généralisation de la garantie des risques locatifs (GRL) en la rendant obligatoire. Tout propriétaire d’un logement du parc privé qui met en location son logement destiné à la résidence principale du locataire devrait souscrire une garantie universelle des risques locatifs.
 
  • Le soutien accentué à la colocation dans le parc social. Cette mesure permettrait de mettre 10 000 logements par an en colocation, ce qui correspond environ à 30 000 jeunes logés.
 
La CFDT soumet aussi à l’Etat deux autres propositions :
 
  • En finir avec le mois de carence des allocations logement. Dès le premier mois de location, tout locataire percevrait son allocation logement. Le coût de cette mesure est de 300 millions d’euros.
 
  • Mettre en œuvre un dispositif pour inciter à la baisse des loyers au moment de la relocation dans le parc privé. Ce moment est trop souvent propice à l’augmentation du loyer de la part du propriétaire, surtout dans les zones tendues. Cette mesure est plus dynamique qu’un blocage des loyers, d’autant que l’impact du blocage des loyers n’aura de retombées que dans plusieurs années.