Communiqué de presse n°14 du 4 mars 2010

Publié le 04/03/2010 à 00H00
Déclaration de Marcel Grignard, secrétaire général adjoint - Etats généraux de l'industrie, des propositions qui ne dessinent pas une politique d'avenir
Communiqué de presse n°14 du 4 mars 2010
Communiqué de presse n°14 du 4 mars 2010
Déclaration de Marcel Grignard, secrétaire général adjoint - Etats généraux de l'industrie, des propositions qui ne dessinent pas une politique d'avenir

Le président de la République vient de rendre publiques les conclusions qu’il entend tirer des Etats généraux de l’industrie. Certaines propositions paraissent pertinentes, il restera à les concrétiser. D’autres sont discutables. L’ensemble ne dessine pas une politique industrielle d’avenir.

 
Pour la CFDT, l’enjeu est de redonner des perspectives à l’industrie, qui innove et investit trop peu, sans l’opposer aux services : ils sont liés pour un développement économique compétitif et socialement harmonieux.
 
La mise en place d’une Conférence nationale de l’industrie répond à une demande formulée par la CFDT. Elle doit être articulée avec des comités de filières qui devront réunir les partenaires sociaux. La désignation d’un médiateur de la sous-traitance, simple intermédiaire entre sous-traitants et donneurs d’ordres ne répond pas au problème. Il ignore la situation des salariés, pourtant les premières victimes de l’absence de politique de filière ; il ne crée pas les conditions d’une dynamique industrielle.
 
La CFDT soutiendra toute initiative en faveur d’une politique industrielle européenne qu’elle appelle de ses vœux depuis des années. Elle soutient la mise en place d’une taxe d’ajustement aux frontières européennes afin que ses initiatives en faveur de l’environnement ne provoquent pas une perte de compétitivité.
 
L’Etat actionnaire doit jouer son rôle d’acteur industriel dans les conseils d’administration où il est présent. Sa politique doit faire l’objet d’une concertation, et son lieu d’élaboration naturel devrait être le Conseil national de l’industrie.
 
La dynamique des entreprises ne peut reposer que sur l’investissement qui sera fait sur la qualification des salariés, des modes de gouvernance assis sur l’équité et la transparence, ainsi que sur le dialogue social.