Très petites entreprises : le patronat ne tient pas parole !

Publié le 18/12/2009 à 00H00
Retrouvez la déclaration de Laurent Berger, secrétaire national, suite à l'annulation de la séance de négociation prévue le 22 décembre sur le dialogue social dans les TPE.
Très petites entreprises : le patronat ne tient pas parole !
Très petites entreprises : le patronat ne tient pas parole !
Retrouvez la déclaration de Laurent Berger, secrétaire national, suite à l'annulation de la séance de négociation prévue le 22 décembre sur le dialogue social dans les TPE.

Après quatre réunions de délibération sur le dialogue social dans les Très Petites Entreprises (TPE), le patronat vient d’annoncer son incapacité à ouvrir des négociations sur la représentation collective des salariés des TPE. La réunion de négociation programmée le 22 décembre est annulée.

C’est un mauvais coup porté au dialogue social et à la démarche initiée par la position commune de 2008. Le patronat ne respecte pas son engagement d’avancer sur le dialogue social dans les TPE. Il ne tient pas parole !

Cette attitude est symptomatique d’un mépris fort envers les salariés des TPE. Le patronat leur fait comprendre que le dialogue social, ce n’est pas pour eux.

Le patronat avait fait part des difficultés à se mettre d’accord en son sein. Malgré notre impatience d’aboutir, nous avions accepté que l’on prenne les moyens de la mise à plat pour déminer les fantasmes et les peurs. Ces craintes cachaient en fait un mal plus profond dans le patronat : une attitude réactionnaire de défiance vis-à-vis de la représentation des salariés.

Le patronat entend se passer de dialogue social dans les TPE. Nous mesurons pourtant chaque jour que ces salariés sont davantage au SMIC que les autres, qu’ils bénéficient moins de formation professionnelle, qu’ils sont plus exposés aux risques professionnels. Le dialogue social était donc une première réponse à apporter pour construire des améliorations pour les salariés et les TPE.

Le patronat est en mauvaise santé. Ce sont les salariés des TPE et le dialogue social qui en font les frais. La CFDT est mécontente et en colère.

Le terrain change puisque le gouvernement va reprendre la main. La CFDT reste déterminée à avancer sur ce sujet en tenant compte de l’intérêt des salariés et des spécificités de ces entreprises. La CFDT revendique la création de comité paritaire de dialogue social avec des représentants élus par les salariés.

 


Très petites entreprises : lettre commune au gouvernement