Les députés sabotent à leur tour le texte sur le dialogue social dans les TPE

Publié le 01/06/2010 à 00H00 (mis à jour le 04/06/2010 à 08H42)
Le lobbying patronal semble malheureusement porter ses fruits : après les sénateurs, c'est au tour des députés UMP d'essayer de torpiller le projet de loi sur le dialogue social dans les TPE.
Les députés sabotent à leur tour le texte sur le dialogue social dans les TPE
Les députés sabotent à leur tour le texte sur le dialogue social dans les TPE
Le lobbying patronal semble malheureusement porter ses fruits : après les sénateurs, c'est au tour des députés UMP d'essayer de torpiller le projet de loi sur le dialogue social dans les TPE.

« Les députés UMP ont exprimé leur opposition à un volet important de la loi sur dialogue social dans les TPE. » Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT en charge du dossier, ne cache pas colère de voir les députés de la majorité demander à supprimer l’article sur « la création des commissions paritaires territoriales ». Après la commission des Affaires sociales du Sénat qui avait adopté deux amendements néfastes la semaine dernière, « les députés continuent de vider la loi de son contenu. Ils témoignent ainsi d’une vision archaïque du syndicalisme et d’une approche rétrograde et passéiste du dialogue social. »

Lobbying patronal

Il faut dire que par les députés UMP, à commencer par le président du groupe, « donnent à penser que le syndicalisme représenterait un risque pour les TPE ». Et Laurent Berger, d'ajouter : « en cédant au lobbying de la CGPME, ils jouent sur les peurs des petits patrons ». Mais pire que tout, s’ils continuent sur cette voie, les parlementaires de la majorité « priveraient cinq millions de salariés de toute possibilité d’avoir des commissions territoriales pour aborder les questions liées à leurs emplois et leurs conditions de travail ».

Une situation d’autant plus condamnable que comme le rappelle le secrétaire national, en s’en prenant à un « projet de loi sur le dialogue social dans les très petites entreprises déjà en-dessous de l’ambition de la CFDT, la majorité fait preuve de mépris à l’égard de la lettre commune signée par quatre organisations syndicales de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC et CGT) et l’UPA ! »

N.B.

 


Communiqué de presse n°36 du 1 juin 2010