Succès au rendez-vous pour l'enquête Santé-Sociaux

Publié le 21/12/2011 à 00H00
Plus de 15 000 agents non soignants ont répondu au questionnaire de la fédération. Le besoin de parole et de reconnaissance est aussi net que chez les infirmières et les aides-soignantes.
Succès au rendez-vous pour l'enquête Santé-Sociaux
Succès au rendez-vous pour l'enquête Santé-Sociaux
Plus de 15 000 agents non soignants ont répondu au questionnaire de la fédération. Le besoin de parole et de reconnaissance est aussi net que chez les infirmières et les aides-soignantes.

La Fédération santé-sociaux vient de terminer l’analyse du deu­xième volet de son enquête sur les conditions de travail à l’hôpital. Après les soignants, les militants CFDT sont allés à la rencontre des autres catégories de personnel (administrative, médico-technique, sociaux-éducative, technique et ouvrière).

Plus de 15 000 agents ont répondu à leur questionnaire, ce qui porte à 56 000 le nombre total de retours pour cette enquête sans précédent. Le compte rendu de ce travail sera restitué aux agents dans les mêmes conditions qu’au printemps : des journaux seront distribués dans tous les services des établissements hospitaliers.

Les résultats de cette deuxième partie sont, hélas, sans surprise. La grande majorité des agents déclare ressentir un stress plus élevé au travail. Les relations avec la hiérarchie se dégradent. « Le management est fortement mis en cause et, à tous les niveaux, les professionnels disent être confrontés à des injonctions contradictoires », déclare Dominique Coiffard, secrétaire national à la fédération. Dans la filière administrative, « l’évolution des technologies amène depuis plusieurs années de profonds changements dans les divers métiers ». La réorganisation des services ne se déroule pas sans heurts. Le manque de concertation est dénoncé par de nombreux agents, ainsi que l’accroissement de la charge de travail, sans tenir compte de l’effectif. Le manque de perspectives professionnelles est durement ressenti.

Pour la construction du bien-être au travail

Une majorité d’agents de la filière médico-technique constate « l’impossibilité de prendre les congés quand ils le veulent, un dépassement régulier du temps de travail et une mauvaise ambiance, dénonce Dominique Coiffard. À l’instar des autres filières, la charge, le rythme restent des éléments centraux en matière de dégradation. Un chiffre doit être pris en considération, celui du sommeil perturbé ».

La filière technique et ouvrière est « fortement impactée par l’externalisation et la réduction des effectifs. Elle a dû faire face à de constantes réorganisations de services, voire à des disparitions ». Dans la filière socio-éducative, « le développement des services à domicile et ambulatoire oriente dans les établissements les populations qui ont des handicaps ou des problématiques sociales ou comportementales sévères, ce qui explique les prises en charge de plus en plus complexes. De plus, certains établissements n’ont pas les moyens en personnel médical et de soins, notamment les psychiatres et les psychologues, et font face à une diminution de personnels qualifiés et expérimentés ».

Face à cette situation, la CFDT souhaite « construire le bien-être au travail, explique Dominique Coiffard. Cela passe par la sensibilisation de la hiérarchie à la responsabilité sociale dans l’établissement. Il faut également intégrer des critères sociaux dans les contrats de pôle et dans les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens ». La Fédération santé-sociaux souhaite « un management qui mette les professionnels au cœur du travail, qui se préoccupe des conditions d’exercice des métiers, des évolutions professionnelles et de la reconnaissance dont dépend le bien-être au travail ».

La fédération va prochainement rencontrer le ministre de la Santé pour débattre de ces questions. « Mais la Direction générale de l’offre de soins a d’ores et déjà intégré les résultats du premier volet de notre enquête à son plan de travail », se félicite le secrétaire national.

Frédéric Delaporte

La CFDT à l’écoute des retraités au sujet de la perte d’autonomie

La CFDT-Retraités a envoyé 13 000 exemplaires d’une enquête à destination de ses équipes afin de connaître les besoins des retraités en matière d’accompagnement dans la perte d’autonomie. Les personnes interrogées ont-elles une structure d’aide à proximité de leur domicile, que pensent-elles des maisons de retraite, des solutions de financement ?… : autant de sujets abordés par le questionnaire. « Cette enquête permet aux équipes syndicales de sensibiliser les retraités et les personnes âgées, d’aller à leur rencontre, de les écouter, de recueillir leurs attentes », explique Michel Devacht, secrétaire général de la CFDT-Retraités. Les retours sont attendus avant le 6 octobre, date de mobilisation des retraités dans toute la France. Les résultats définitifs seront communiqués à l’occasion d’un colloque, le 23 novembre prochain.