Poursuivre la dynamique des référents de crise, le pari de l'Uri Bretagne

Publié le 25/01/2012 (mis à jour le 21/02/2012)
Le 20 janvier, 135 militants bretons sont venus débattre des chantier de l'AG 2012 et de leurs préoccupations territoriales.
Poursuivre la dynamique des référents de crise, le pari de l'Uri Bretagne
Poursuivre la dynamique des référents de crise, le pari de l'Uri Bretagne
Le 20 janvier, 135 militants bretons sont venus débattre des chantier de l'AG 2012 et de leurs préoccupations territoriales.

 

À quelques mois de son congrès, la CFDT Bretagne a tenu son AG de militants à Lorient. « Nous avons fait le choix du vécu, en partant de ce que nous avons mis en place dans la région, pour investir nos militants dans l’évolution de l’organisation », indique Louis Baron. De fait, depuis mars 2009, quatre chargés de mission régionaux suivent les pratiques syndicales dans le cadre des restructurations d’entreprises, pour ne pas laisser des équipes isolées ou démunies lors des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE).
 
Précurseurs du soutien aux militants 
 
Deux ans et quatre-vingt-dix équipes accompagnées plus tard, l’AG offre l’occasion de tirer un premier bilan de l’expérience. « La volonté de la direction d’aller au plus vite et au moins cher, un manque d’expertise économique, des élus qui se retrouvent pris sous le feu, parfois mis en ­difficulté… : les équipes confrontées à un PSE ont rendez-vous en terrain inconnu », explique André, à la présentation des résultats. « Mais toutes les personnes accompagnées ont mis en avant le soutien et la proximité de l’interpro comme du syndicat, le plus qu’amène une présence syndicale. » C’est le cas de Marie-Noëlle, toute jeune élue CFDT chez Ormihl Danet, petite entreprise dépourvue de section syndicale et menacée par un plan de licenciements. « Quand nous nous sommes tournés vers le monde syndical, la CFDT a tout de suite proposé de nous accompagner. Les salariés nous ont suivis, y compris lors des débrayages (suivis à 70 %), alors que la direction menaçait de les licencier s’ils ne renonçaient pas à leur treizième mois. Nous avons tenu bon, la direction a reculé, et un tiers des salariés est aujourd’hui syndiqué », résume-t-elle.
 
Une session de formation en avril 

La CFDT Bretagne souhaite poursuivre ces accompagnements à travers les chantiers de l’AG 2 012. « Ce que l’on a mis en place au moment de la crise, on peut l’adapter au quotidien sur la question des référents. Il nous faut tirer les enseignements de ce qui a marché pour enclencher une dynamique, en mutualisant les moyens existants », explique Louis Baron à un public séduit et curieux. Et le secrétaire général de l'Uri de lancer l’invitation à une première session de formation de référents de section, les 3 et 4 avril.  Selon le secrétaire national Patrick Pierron, venu débattre avec les militants, « si l’on apporte la preuve que la CFDT sait amener des repères, donner l’assurance d’être plus fort quand on n’est pas tout seul, nous aurons fait un grand pas en avant. » Les référents seront aussi là pour ça.