Oser le changement... au quotidien

Publié le 23/12/2011 à 00H00
L'Uri Auvergne mène de front plusieurs chantiers d'évolution de l'organisation, comme pour mieux souligner leur complémentarité.
Oser le changement... au quotidien
Oser le changement... au quotidien
L'Uri Auvergne mène de front plusieurs chantiers d'évolution de l'organisation, comme pour mieux souligner leur complémentarité.

C’est ce qui s’appelle avoir de la suite dans les idées. Lors de son congrès de Brioude, en février 2009, l’Uri Auvergne s’engageait à « Oser le quotidien ». L’enjeu était, déjà, de « mettre l’organisation régionale en mouvement », explique Claude Bost, son secrétaire général. « Aller à la rencontre des salariés, revoir les relations entre structures pour être plus efficace au service des adhérents et des salariés » De cette ambition de « passer du dire au faire » est né le Saas (service d’accueil des adhérents et des salariés), expérimenté dès 2008. La mise en œuvre de ce service sur le département du Puy-de-Dôme a conduit l’Uri à recenser ses mandatés pour qu’ils se mettent au service des militants d’entreprise, resserrer ses liens avec les syndicats afin de mieux les impliquer dans ses différentes actions – constituant ainsi un véritable réseau régional de la CFDT –, défricher le champ de la sécurisation des parcours professionnels, systématiser les formations à destination des nouveaux élus, etc.

De multiples expérimentations

Une manière très concrète de dérouler la bobine des nécessaires changements pour rendre l’organisation plus efficace au service de ses adhérents et de ses militants. Une façon, aussi, d’anticiper le plan de travail confédéral qui résulte des décisions adoptées collectivement au congrès de Tours. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’Uri Auvergne poursuive sur cette lancée en multipliant les terrains d’expérimentation.

Réunissant le 29 septembre dernier, en présence du secrétaire national Laurent Berger, une trentaine de militants dans les locaux régionaux pour les remercier de leur implication dans les différents chantiers, Claude Bost en a dressé la liste.

Dans le cadre de l’expérimentation du service aux adhérents de la région Auvergne, qui s’articulera avec le Saas, tous les mandatés ont été formés de façon à « faire le lien entre ce qui se passe dans les entreprises et les institutions, en partant de la réalité des équipes ». Les quatre départements auvergnats ont été dotés d’un militant chargé d’organiser un réseau de référents dans les syndicats (chantier « Soutien et accompagnement des militants »). La région poursuit par ailleurs son travail sur le développement en s’inscrivant dans le chantier « Proximité avec les salariés » : initiatives à destination des élus sans étiquette, négociation des protocoles d’accord préélectoraux pour favoriser la création de nouvelles sections et actions à destination des salariés des TPE-PME, notamment lors de la semaine d’action de début novembre. La création d’un groupe jeunes régional vise à engager le repérage de jeunes militants dans les syndicats, en lien avec le chantier « Place et prise de responsabilité des jeunes, des femmes et des personnes issues de la diversité ».

Cohérence d’ensemble

Parallèlement, l’Uri Auvergne avance sur le projet « Agir sur le travail »  – une demi-douzaine de sections syndicales ont intégré « les clés du travail » – et sur la sécurisation des parcours professionnels : six sections ont été sollicitées pour travailler sur l’emploi ou la formation professionnelle continue, en lien avec les mandatés.

À ceux qui le soupçonneraient de trop en faire, Claude Bost oppose la force de son enthousiasme… et sa lucidité : « L’ensemble de ces chantiers forment un tout. Même là où nous ne réussirons pas, les constats qui ressortiront de ces expérimentations permettront de pallier des carences. L’important, c’est d’avancer. »

Aurélie Seigne