La PSTE lance ses jeunes dans l'action

Publié le 23/12/2011 à 00H00
Dans le cadre de la préparation de l'Assemblée générale de 2012, les secrétaires nationaux commencent une tournée des organisations, afin de faire le point sur les chantiers qu'elles ont ouverts.
La PSTE lance ses jeunes dans l'action
La PSTE lance ses jeunes dans l'action
Dans le cadre de la préparation de l'Assemblée générale de 2012, les secrétaires nationaux commencent une tournée des organisations, afin de faire le point sur les chantiers qu'elles ont ouverts.

La Fédération Protection sociale, travail, emploi s’est lancée dans deux chantiers d’évolution de l’organisation : la proximité avec les salariés et le renouvellement militant. Elle a présenté ses pistes d’action à l’occasion d’un bureau fédéral, le 9 décembre, en présence de Patrick Pierron, secrétaire national.

Les conditions du renouvellement militant

La PSTE axe le premier thème sur le secteur de l’insertion, à travers le réseau des missions locales. « Il s’agit de créer des lieux de dialogue social territoriaux, précise son secrétaire général, Martial Garcia. Nous travaillons depuis des années sur la parole des salariés dans ce secteur. » Allusion à l’opération de recherche-action initiée avec Bertrand Schwartz, inspirateur des missions locales, qui a permis de faire remonter le ressenti des conseillers sur l’évolution de leur travail. « Nous avons rencontré le Groupe pratiques syndicales confédéral sur ce sujet, précise Carole Hellegouarc’h, la trésorière fédérale. Mais dans cette branche constituée de petites structures, les ressources militantes demeurent modestes », constate-t-elle.

À propos du renouvellement des militants, Martial Garcia rappelle que la fédération « a déjà travaillé sur la prise de responsabilité des jeunes, la reconnaissance des parcours et la fluidité de l’engagement militant », notamment par la création d’un groupe spécifique qui a intégré le bureau fédéral. Céline Gillier, secrétaire nationale de la fédération, indique que plusieurs membres du groupe jeunes ont intégré une formation confédérale, « Repères ». « Nous avons également constitué un groupe de travail avec l’Apec [Association pour l’emploi des cadres], afin de mieux cibler les compétences développées par les militants. » Patrick Pierron affirme que « nous ne réussirons pas le renouvellement des militants si nous n’assurons pas la sécurisation de leur parcours. Nous devons les accompagner à l’entrée dans le militantisme, en cours de mandat et à la sortie ».

Récurrence du débat sur le service à l’adhérent

La question de l’expérimentation d’un numéro d’appel pour les adhérents a suscité de nombreuses questions parmi les membres du bureau fédéral. Ils ont notamment exprimé leur crainte de voir ce service devenir un réflexe pour les adhérents, au détriment des militants de terrain, et se sont interrogés sur la gestion des différents niveaux de questions posées. « Il s’agit de gagner en équité entre les salariés qui ont des militants à proximité de leur lieu de travail et les autres, pas de remplacer les pratiques syndicales de terrain, répond Patrick Pierron. Le débat sur le service à l’adhérent est récurrent dans l’organisation, mais, à ce jour, nous avons dépassé les clivages entre les tenants d’un syndicalisme qui se focalise sur les débats de fond et les partisans d’une offre de service dédiée. Nous ferons les deux. L’idée, sur ces chantiers, est de lancer un maximum de sections et d’atteindre un seuil critique afin que les expérimentations servent vraiment à corriger ce qui ne fonctionne pas. Nous avançons en marchant. »

Frédéric Delaporte