L'Uri rassemble ses militants

Publié le 13/01/2012 à 00H00
Dans le cadre du chantier n°1, l'Uri Limousin a organisé, le 16 décembre dernier, un rassemblement en présence du secrétaire national Laurent Berger.
L'Uri rassemble ses militants
L'Uri rassemble ses militants
Dans le cadre du chantier n°1, l'Uri Limousin a organisé, le 16 décembre dernier, un rassemblement en présence du secrétaire national Laurent Berger.

 « C’est vous qui représentez la CFDT par les actions que vous menez sur le terrain auprès des salariés. Il est donc important que vous soyez outillés et soutenus dans cette démarche », explique Laurent Berger face à la soixantaine d’élus et mandatés CFDT présents ce jour-là. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du « Soutien et accompagnement des militants » – l’un des six chantiers prioritaires d’évolution de l’organisation décidés au Congrès de Tours, dont les expérimentations seront évaluées par les syndicats réunis lors de l’Assemblée générale des 28 et 29 novembre 2012. L’objectif est de répondre aux besoins des militants et ainsi faciliter leur travail de proximité auprès des salariés. Comme le rappelle le secrétaire national, « la méthode est nouvelle. Expérimenter veut dire explorer des voies qui permettront peut-être de déboucher sur des pratiques de terrain et d’accompagnement gages de succès. »

  
Échanger les bonnes pratiques syndicales
 
 
Nombre de militants rencontraient pour la première fois un représentant de la Confédération, voire de l’Uri. La matinée a été consacrée aux thèmes d’actualité : exonération des heures supplémentaires, aides publiques accordées aux entreprises, représentativité des syndicats dans les très petites entreprises… D’après Éric Brunie, secrétaire général de l’Uri, ces moments sont essentiels pour rendre concret le fonctionnement de la CFDT : « Il est nécessaire de montrer aux élus qu’ils peuvent compter sur nous pour les accompagner. Qui, parmi les militants, connaît vraiment les formations que nous proposons ? »
 
Dans l’après-midi, cinq groupes de douze personnes ont débattu de leurs pratiques au quotidien. Tous ont fait part de leurs difficultés à exercer leur mandat : manque de temps, difficulté à prendre les heures syndicales, méconnaissance du droit syndical ou encore insuffisance d’échange d’informations entre les structures… Selon Éric Brunie, ce retour permet de s’interroger sur les pratiques de l’Uri : « En matière de formation, par exemple, ils sont en attente d’une meilleure réactivité de notre part. D’habitude, ils obtiennent des formations de six à huit mois après avoir été élus ; si cela ne fait pas toujours plaisir, le savoir est le seul moyen de progresser et de répondre réellement aux attentes. » Il constate également une déperdition des informations envoyées aux syndicats : « Cela nous incite à revoir la façon dont nous communiquons à propos de nos initiatives régionales auprès des militants. »
 
Tous ont reconnu la nécessité de ces temps d’échange. À l’exemple d’une élue seule déléguée du personnel du garage qui l’emploie dans la Creuse : « Partager, c’est important ; je me sens moins seule. Et même si l’on n’a pas répondu à toutes mes questions, je suis rassurée de me sentir membre d’un collectif. »
 
 
Créer du lien et transmettre l’expérience
 
Ce rassemblement constituait l’opportunité pour certains de croiser leurs expériences. La mise en place de CHSCT commence dans la fonction publique. Les militants ont donc écouté attentivement le vécu des camarades du privé, qui possèdent une longue pratique dans ce domaine. « Ils donnent le ton et le goût de ce qu’ils font. Cela motive les plus jeunes et valorise l’expérience des personnes aguerries, qui ne demandent qu’à transmettre. »
 
Hervé Wiart, du Groupe pratiques syndicales à la Confédération, voit dans cette rencontre un moyen de « détechnocratiser » la vision que peuvent avoir les militants des organisations CFDT : « C’est une chance de rencontrer les élus de proximité. Que l’information descende ne suffit pas, il est tout aussi important de la faire remonter ! » Éric Brunie espère que cette journée leur donnera envie de venir à la prochaine assemblée, le 28 février, en présence du secrétaire général adjoint de la CFDT, Marcel Grignard. En parallèle, il souhaite décliner ces rencontres à l’échelon départemental. Avec ce leitmotiv : créer du lien.