Enquêtes Flash, « et après, on fait quoi ? »

Publié le 17/02/2012 à 00H00 (mis à jour le 20/02/2012 à 09H20)
En Champagne-Ardenne, les chantiers d'évolution de l'organisation suscitent autant de satisfaction que de questions.
Enquêtes Flash, « et après, on fait quoi ? »
Enquêtes Flash, « et après, on fait quoi ? »
En Champagne-Ardenne, les chantiers d'évolution de l'organisation suscitent autant de satisfaction que de questions.

Au Mont-Choisy, près de Châlons-en-Champagne, l’Union régionale interprofessionnelle Champagne-Ardenne a réuni, le 2 février, une trentaine de militants dans le cadre des débats sur l’évolution de l’organisation. La secrétaire générale de l’Uri, Marie-Andrée Seguin, et le secrétaire national Patrick Pierron ont animé les débats. Le film sur l’enquête Flash et les témoignages de militants présents dans la salle ont suscité de nombreuses questions.

Si l’ensemble des participants conviennent du bien-fondé des enquêtes et du rapprochement qu’il permet avec les salariés – « on est toujours bien accueillis » –, certains s’interrogent sur « l’après-enquête ». Une militante du syndicat régional de la santé demande : « Avec les résultats, on établit un cahier revendicatif mais, dans la fonction publique hospitalière, on ne peut pas négocier avec le directeur. Nous sommes interpellés par des salariés qui attendent beaucoup de cette enquête, et les conditions de travail qui continuent de se dégrader. Cela nous met parfois en difficulté. » « Ce n’est qu’un outil, lui répond un militant du Syndicat chimie-énergie, il faut préciser ce à quoi on s’engage et les limites de l’exercice. »

Des référents pour réduire la fracture… syndicale.

Le sujet des référents syndicaux inquiète certains : « Seront-ils des intermédiaires syndicaux supplémentaires venant se superposer à l’existant ? » Patrick Pierron rassure : « Il s’agit simplement de réduire la fracture et les inégalités qui découlent du fait que certains délégués syndicaux sont plus isolés que d’autres et ont besoin de conseils, de formations. »

Enfin, « l’Union régionale est particulièrement concernée par le renouvellement des militants, explique Marie-Andrée Seguin, car la région administrative vieillit et perd des habitants ». « Comment attirer des jeunes ? », s’interroge François, 28 ans, militant Interco, qui estime lui-même avoir besoin de militants chevronnés capables de l’accompagner dans son travail syndical. « Changer notre image », « militer autrement », proposent des participants. « Il faut valoriser les parcours militants, estime pour sa part Patrick Pierron. Le syndicalisme, ce n’est pas que la contestation ; c’est une formidable ouverture d’esprit qui permet d’intervenir dans de nombreux domaines, souvent méconnus des jeunes et des moins jeunes. »