Chimie - Energie : poser d'abord la question du « qui fait quoi ? »

Publié le 29/02/2012 à 00H00
Réunis en comité directeur fédéral, les responsables des syndicats de la Fédération chimie-énergie ont débattu de l'évolution de l'organisation.
Chimie - Energie : poser d'abord la question du « qui fait quoi ? »
Chimie - Energie : poser d'abord la question du « qui fait quoi ? »
Réunis en comité directeur fédéral, les responsables des syndicats de la Fédération chimie-énergie ont débattu de l'évolution de l'organisation.

« Nous avons été audités dans le cadre du chantier numéro 4?*, entame Isabelle Faivre, secrétaire du Scerao (Syndicat chimie-énergie Rhône-Alpes Ouest). Cela a été extrêmement instructif pour nous. Nous avons pris conscience que 70 % de notre temps est consacré à tout sauf à notre rôle politique et à l’accompagnement des adhérents. »
Le débat est lancé au sein du comité directeur fédéral (CDF) – qui réunit une quarantaine de membres, dont la quasi-totalité des secrétaires des syndicats chimie-énergie. La fédération ne part pas de rien : elle a impulsé le dispositif « suivi et valorisation du parcours militant », revu sa politique de communication, pratiqué les enquêtes Teq (ancêtres des enquêtes Flash), veillé à la place des femmes dans les instances.

L’installation de référents par bran­che et par secteur local, instaurée au sein de la fédération dès les années 2000, apporte une réponse à cet envahissement de sollicitations… quand le dispositif fonctionne. C’est le cas dans le Syndicat chimie-énergie Bretagne : « Nous avons désormais deux référents par section, chargés du soutien aux militants. Cela suppose de la disponibilité, mais apporte de la réactivité et de l’efficacité dans la résolution des problèmes des adhérents et des militants. Et les référents développent une expertise collective partagée au sein du syndicat », témoigne son responsable, Maxime Le Ru.

Redéfinir les missions de chacun

« L’audit a mis en lumière le temps passé dans les structures par rapport à celui effectivement consacré aux adhérents », relance Yves ­Passelaigue du Scecif (IDF). « Chaque structure doit réfléchir au temps qu’elle consacre aux sections et aux adhérents, renchérit Jean-Luc Nicolas, délégué fédéral chargé du développement. Il nous faut redéfinir les missions de chacun, pro et interpro, pour éviter de tous faire la même chose. » Moins de « réunionite », mutualisation, décloisonnement des structures, suppression des doublons : voilà ce que réclament les membres du CDF. « Notre mode d’organisation confédéré relève de schémas du XXe siècle. À nous d’inventer ceux du XXIe », conclut le secrétaire général de la FCE-CFDT, Jean-François Renucci, qui entend que la prochaine mandature soit aussi consacrée à « recomposer le tissu organisationnel de la fédération ».

Aurélie Seigne

Le chantier no 4, « Place des syndicats et rôle des structures CFDT », repose sur une étude effectuée par le cabinet Algoé auprès de sections d’entreprise, de syndicats, de fédérations et de structures interprofessionnelles afin d’établir un état des lieux pour savoir qui fait réellement quoi dans l’organisation.