« Le syndicalisme de papy, ça ne les fait pas kiffer... »

Publié le 09/03/2012 à 00H00 (mis à jour le 27/03/2012 à 21H59)
Dans la région Limousin, les militants sont mobilisés pour faire vivre une CFDT proche des salariés, qui mutualise les expériences et innove dans les pratiques.
« Le syndicalisme de papy, ça ne les fait pas kiffer... »
« Le syndicalisme de papy, ça ne les fait pas kiffer... »
Dans la région Limousin, les militants sont mobilisés pour faire vivre une CFDT proche des salariés, qui mutualise les expériences et innove dans les pratiques.

Une cinquantaine de militants du Limousin avaient répondu à l’invitation de l’union régionale pour débattre avec Marcel Grignard, secrétaire général adjoint de la CFDT. Après un tour d’horizon de l’actualité, l’après-midi a été consacré aux thèmes et expérimentations qui seront au cœur de l’Assemblée générale des syndicats des 28 et 29 novembre 2012.

Dans une région peu industrialisée et peu peuplée, les militants du Limousin s’attachent à faire vivre une CFDT accueillante et dynamique. De ce point de vue l’idée d’instaurer un rôle de référent auprès des sections syndicales pour aider à répondre aux questions posées reçoit une approbation unanime. Mieux, l’action est déjà engagée. Laurence, de la F3C, explique que des « parrains » aident déjà les militants et responsables de syndicats… « Est-ce la même chose ? » « Peu importe le nom que l’on donne, répond Marcel Grignard. L’enjeu pour la CFDT est de généraliser. Si cela existe ici, c’est parfait. Vérifiez tout de même qu’il n’existe pas de section isolée. Faites du sur-mesure. »

Mutualiser connaissances et pratiques

En ce qui concerne la proximité avec les salariés, Henri développe l’action régionale pour approcher les TPE et les PME, notamment pour aider les militants à élaborer des protocoles électoraux. Une expérience directement inspirée de l’action menée par l’Uri Lorraine. « Cette assistance aux syndicats est réalisée en lien avec l’inspection du travail et même parfois avec les employeurs. » L’URI Limousin s’active dans les secteurs du bâtiment, des transports, de la construction-bois… et de manière très transversale. « Quelle que soit la fédération concernée, nous aidons et nous mutualisons nos connaissance et nos pratiques. »  

Pour accueillir les jeunes, la CFDT doit mener une action résolue, mais c’est difficile soulignent les participants. François note que « les jeunes qui font des études passent ensuite de CDD en CDD si bien qu’ils se stabilisent sur le tard et n’adhèrent pas tout de suite. Avec de nouveaux adhérents de 35 ans, la jeunesse, c’est déjà fini…. »  Arnaud, des Finances, ajoute : « Le syndicalisme de papy, ça ne les fait pas kiffer… » Et Marcel Grignard de répondre à un intervenant que se disait « rescapé de 1995 et de 2003 » : « Au-delà des slogans, peu d’organisations ont autant fait pour les jeunes que la CFDT. Justement en 2003 sur les retraites. Il y a un certain cynisme à dire non à toute réforme et laisser les jeunes payer l’addition, puis de défendre lors de la réforme suivante celle que l’on avait refusée en 2003 ! »