« Ce que vous faites, dites-le ! »

Publié le 20/12/2011 à 00H00 (mis à jour le 02/02/2012 à 15H59)
« Proches, à votre écoute, pour répondre à vos besoins ». Au cours de quatre rassemblements organisés par l'Uri Pays de la Loire, près de neuf cents élus et désignés ont échangé sur leurs attentes et les outils à leur disposition.
« Ce que vous faites, dites-le ! »
« Ce que vous faites, dites-le ! »
« Proches, à votre écoute, pour répondre à vos besoins ». Au cours de quatre rassemblements organisés par l'Uri Pays de la Loire, près de neuf cents élus et désignés ont échangé sur leurs attentes et les outils à leur disposition.

Qui fait la CFDT, sinon les hommes et les femmes qui décident un jour de s’engager sur leur lieu de travail ? Pour « être utile », « changer la donne », « refuser d’être des laissés-pour-compte », comme en ont pu en témoigner Sonia, Jean-Michel, Daniel et d’autres, aux côtés de trois cent cinquante militants CFDT, le 25 novembre dernier à Orvault (Loire-Atlantique), dans le cadre des quatre rassemblements qui ont réuni la même semaine près de neuf cents élus et désignés aux quatre coins de la région Pays de la Loire.

Utile aux militants

Et que fait la CFDT pour eux ? Dans la continuité de l’enquête menée auprès des élus et désignés ligériens pour savoir qui ils sont, quel est leur parcours et comment ils vivent leur mandat, il s’agissait d’affiner par le débat leurs attentes et leurs besoins. Prise de mandat, modalités d’acquisition des compétences, difficultés, raisons d’une fin de mandat… « On peut donner des moyens et regretter qu’ils ne soient pas utilisés ou partir de la réalité pour faire des choses utiles », pointent les responsables régionaux.

De nombreux outils existent (lire l’encadré ci-dessous). Encore faut-il qu’ils soient connus et activés. Ainsi, l’in­citation à la formation syndicale, ­déterminante pour accompagner la prise de mandat et le parcours militant, est-elle suffisante alors qu’un élu sur deux n’a qu’une formation par mandat et un sur trois moins d’une ou aucune ? Comment les rendre plus accessibles, notamment pour les élus des petites entreprises ? Comment aider les syndicats à définir leur politique de formation ? « La formation constitue un gros poste budgétaire, intervient le Syndicat Interco 44, mais c’est une priorité. » « Pas une équipe ne doit renoncer à de la formation pour des raisons de moyens ! », prévient Alain Blanchard, chargé de mission représentativité.

Formation et accompagnement

Cet outil est encore plus crucial pour les élus isolés, les sections syndicales nouvellement créées, les élus sans étiquette, qui ne bénéficient pas toujours d’un militant de référence à proximité. Or, dans la salle, beaucoup le disent : « On apprend en marchant. Les syndicats sont là pour accompagner les élus. » Certains expérimentent le parrainage de sections, une autre version du référent de section. Une piste qui répond à l’ambition régionale de « développer une stratégie d’accompagnement plus qu’une superposition d’outils ».

L’Uri vient de mettre en place un « appui conseil pratiques syndicales », qui vise à « aider les élus à trouver des réponses précises et rapides aux questions qu’ils se posent, à être accompagnés dans leurs échéances, à mieux connaître et comprendre le rôle de chacun et de chaque structure ». Parce que les outils ne servent que si l’on en use.

 
 
« Vous voulez organiser l’expression des salariés ou agents ? Le dispositif “enquêtes Flash” est fait pour vous. Vous avez besoin de développer vos compétences syndicales ? Venez à la formation syndicale. » À chaque question sa réponse. Tel est le message passé aux élus et désignés lors des quatre rassemblements départementaux.

Une clé USB a été remise à chacun des participants, laquelle permet de connaître le réseau des mandatés CFDT sur tout le territoire régional, de savoir comment recourir au réseau des partenaires dans la région ou d’agir sur des thèmes tels que le développement syndical, l’égalité professionnelle, l’emploi et les compétences, la représentativité, etc.