Le revenu minimum social garanti

Publié le 25/04/2017 (mis à jour le 21/12/2017)

Le CESE a voté, malgré l’opposition ou l’abstention de plusieurs groupes,  le 25 mai un avis sur le revenu minimum social garanti, avec le soutien de la CFDT. L’occasion pour la CFDT de rappeler sa position sur le sujet. C’est bien vers un socle de couverture commune, assorti de compléments en fonction des besoins (insertion, handicap…) et accessible dès 18 ans, pour les jeunes ni en emploi, ni en étude, ni en formation qu’il faut aller.

Dès l’ouverture des travaux, la CFDT a indiqué que le sujet de la saisine parlementaire n’était pas le revenu de base, universel et inconditionnel, mais la refondation de notre système de minima sociaux. Un système dont plusieurs analyses, notamment le rapport Sirugue, constatent les insuffisances : personnes laissées sans ressources, non recours, hétérogénéité des minima, complexité administrative… Une situation qui appelle donc une réforme pour simplifier, décloisonner, rendre plus lisibles et accessibles ces dispositifs, progressivement construits dans un esprit de solidarité et de justice sociale.

Allouer un revenu est indispensable mais ne suffit pas pour garantir l’autonomie, l’insertion et la dignité. Il faut aussi un accompagnement des personnes, selon leurs besoins, notamment pour un accès effectif aux droits, aux services et infrastructures publics, à une vie sociale, sur tous les territoires. Ce qui implique la coordination et la formation, en ce sens, des différents intervenants.

L’objectif des politiques publiques devant, en outre, rester l’accès pour tous à un emploi de qualité, facteur d’émancipation. Les mutations profondes du travail, dues notamment aux transitions numérique et écologique, impliquent l’évolution de la protection sociale autour de droits sociaux attachés à la personne, dont le Compte personnel d’activité, pour la CFDT, doit être le support.

Concernant l’avis voté, la CFDT émet une réserve concernant le montant retenu du minima à 600 euros, à la fois en progrès pour certaines prestations, mais éloigné, au moins pour une personne seule, d’un revenu qui permette un niveau de vie décent.