La transition énergétique : 2020-2050, un avenir à bâtir, une voie à tracer

Publié le 03/03/2014

Cette saisine gouvernementale du CESE s’inscrit dans la lignée de ce qu’avait ouvert la Conférence environnementale de septembre 2012. Cet avis aborde quatre thèmes essentiels : mettre la transition énergétique au service de la performance économique et sociale, redéfinir le mix énergétique, mobiliser des acteurs et des moyens à la hauteur du défi climatique et instaurer une feuille de route favorisant et développant l’innovation.

8 Janvier 2013 – Présenté par : Catherine Tissot-Colle (Entreprises) & Jean Jouzel (Personnalités qualifiées)  - Section Envrionnement | Votants : 167 | Pour : 157 | Contre : 3 (Personnalités qualifiées) | Abstention : 7 (Environnement et nature, Personnalités qualifiées)

L’ensemble des groupes est conscient des défis et enjeux majeurs qu’est la transition énergétique. L’avis a reçu un retour positif, malgré réserves sur les aspects de coûts et de compétitivité.

La position de la CFDT :

La CFDT insiste sur la nécessité de renouveler le mix énergétique et de s’adapter aux besoins de chacun. Elle prône une meilleure efficacité et sobriété dans l’utilisation des énergies. Il est également important de préserver un prix réduit de l’électricité. La recherche en matière énergétique doit être ambitieuse, face à l’immense défi que pose la transition énergétique, laquelle concerne aussi bien les entreprises que les ménages et doit tenir compte des enjeux sociaux.

Les points d’accords :

  • Le développement des énergies renouvelables est encouragé de même qu’une recomposition du mix énergétique intégrant mieux ces dernières (Associations, CGT, CGT-FO, CFDT, Mutualité, Outre-Mer, UNAF).
  • Ce renouvellement doit s’accompagner d’une fiscalité cohérente pour permettre à la société de posséder une assise énergétique viable en limitant les coûts (Associations, CGT, CFDT, Mutualité, UNAF, UNSA, Environnement et nature). Les Associations, la CFDT et la CGT s’accordent sur l’idée d’une pratique de tarifs sociaux énergétiques pour les ménages les moins aisés.
  • L’efficacité et la sobriété énergétiques dans l’optique de diminuer les dépenses en énergies (Artisanat, CGT-FO, CFDT, CFE-CGC, Mutualité, Organisations étudiantes et mouvements de jeunesse).
  • Le rôle à jouer des territoires dans cette transition. Ils doivent être sollicités pour la définition et l’exécution des politiques à mettre en œuvre en matière d’énergie (Coopération, Entreprises, Mutualité, Outre-Mer).
  • La formation et la sensibilisation de l’ensemble de la population aux problématiques environnementales. Le  développement de l’éducation à l’environnement et au développement durable doit être fortement encouragée (Artisanat, Associations, Entreprises, CFDT, Mutualité, Organisations étudiantes et mouvements de jeunesse, UNAF, UNSA).
  • Cette transition doit se faire sur un plan européen selon la Coopération et la CFE-CGC.
  • Les Entreprises et la Mutualité favorisent les rénovations plutôt que la construction.
  • La CFTC et les Entreprises insistent sur le rôle à jouer de la Banque Publique d’Investissement.
  • L’investissement, la recherche et l’innovation dans les secteurs énergétiques, tant dans leurs utilisations et que dans leur traitement post-usage (Agriculture, Artisanat, Coopération, Entreprises, CFDT, CFE-CGC, CFTC, Mutualité, Organisations étudiantes et mouvements de jeunesse, Outre-Mer, UNSA).

Les réserves :

  • Deux groupes pointent le manque d’ambition de cet avis, trouvant que les propositions avancées ne vont pas assez loin pour favoriser la transition énergétique (Associations, Environnement et nature). Environnement et nature souhaite également la réouverture du chantier national de la contribution climat-énergie.
  • La volonté de sobriété énergétique pose des problèmes de compétitivité selon quelques groupes (CFE-CGC, CGT, CGT-FO).
  • Deux groupes émettent des réserves quant à une sortie trop rapide du nucléaire (CFTC, CGT-FO).
  • Des groupes s’interrogent sur les coûts potentiels à l’investissement et se méfient des hausses de tarifs qu’apportent l’utilisation d’énergies renouvelables (CGT-FO, Coopération, Organisations étudiantes et mouvements de jeunesse, UNSA).
  • Le groupe des Entreprises souhaite revoir le Prêt à taux zéro en affectant les montants en fonction de la performance énergétique ainsi que la mise en place d’une taxe d’ajustement aux frontières afin de ne pas pénaliser les utilisateurs d’énergies renouvelables.

Le texte complet sur le site du CESE