L’éducation à l’environnement et au développement durable tout au long de la vie, pour la transition écologique

Publié le 02/04/2014

Sur saisine du Premier ministre, le CESE s'est penché sur la question de l'éducation à l'environnement et au développement durable (EEDD). Ce projet a vocation à faire partager plus amplement les enjeux écologiques, économiques et sociaux contemporains. Chaque individu est appelé à devenir acteur de la transition écologique, en intégrant et développant ses connaissances en matière de développement durable. L'EEDD ambitionne de faire comprendre à tous les enjeux et aboutissants de la transition écologique. Pour mener a bien ce vaste projet l'avis insiste sur quatre points : diffuser l'EEDD dans la formation initiale, développer l'EEDD dans le cadre professionnel et les cursus de formation continue, faire des citoyens et des consommateurs des acteurs avertis tout au long de la vie, mobiliser l'ensemble des acteurs publics, privés, associatifs pour faire de l'EEDD un projet collectif fédérateur et porteur d'exemplarité.

Novembre 2013 – Présenté par : Antoine Dulin (Organisations étudiantes et mouvements de jeunesse) & Allain Bougrain Dubourg (Environnement et nature) - Au nom de la section de l'environnement. Votants : 176 | Pour : 168 | Contre : 2 (Personnalité qualifiées) | Abstention : 6 (3 Agriculture, 3 Personnalités qualifiées)

 

Le point de vue de la CFDT :

Lors de la conférence des Nations Unies pour le développement durable en 2012 (Rio+20) la France s'est engagée à promouvoir la dimension sociale du développement durable. La CFDT soutient et adhère, dans le prolongement de cette conférence, le projet d'avis sur l'EEDD. Le tissage des liens territoriaux est point essentiel selon la CFDT, l'EEDD doit se faire grâce à un travail commun liant les établissements d'enseignement et les territoires. Outre les projets d'éducation formelle au sein des établissements scolaires, l'EEDD doit également se mener de manière non formelle, touchant aussi bien les sphères culturelles qu'associatives. La CFDT pointe la place primordiale que tiennent certaines filières de l'enseignement supérieur (ingénierie, gestion, management). Ces filières sont amenées à jouer un rôle clé dans la responsabilité citoyenne, et devront favoriser des principes de responsabilité sociale et environnementale. D'une manière générale pour la CFDT, l'EEDD doit contribuer à ce que le développement durable devienne l'affaire de tous.

 

Les points d’accord que soulignent les organisations :

  • Les groupes s’accordent sur l’importance à donner au continuum éducatif en termes d’environnement et de développement durable. La formation qui commence dès le plus jeune âge doit se prolonger tout au long de la vie des individus. Ils soulignent également l’importance de certaines formations directement liées aux enjeux écologiques (écoles de commerce, d’ingénierie et de management).
  • Au-delà des instances éducatives, il faut aussi responsabiliser les entreprises. Les groupes de la Coopération et la CFE-CGC préconisent de rendre la Responsabilité sociétale des entreprises obligatoire dans toutes les entreprises. L’avis incite les entreprises à former son personnel à l’EEDD. Les groupes encouragent l’instauration d’une charte pour la qualité de la formation professionnelle.
  • L’intégration de l’EEDD dans les plans nationaux et territoriaux doit être un objectif ciblé afin de la rendre effective. Seule la CGT-FO a émise une réserve sur ce point.
  • Certains groupes et notamment les Organisations étudiantes et mouvements de jeunesse, souhaitent encourager les dispositifs de sorties natures (des classes découvertes) pour les élèves. Apportant un aspect pratique et pédagogique.
  • Tous les groupes sont en accord sur l’importance d’intégrer les problématiques en matière d’environnement aux différents programmes scolaires.
 

Les réserves :

  • Parmi les sujets suscitant nombre de réserves : l’instauration d’une épreuve au brevet ainsi qu’au baccalauréat venant valider formellement les acquis en EEDD. Les groupes émettant ces réserves (CFTC, CGT, CGT-FO, Entreprises, Professions libérales) mettent en avant le caractère coercitif d’une telle démarche qui, selon eux, devrait au contraire susciter une adhésion des individus et élèves.
  • Beaucoup de groupes regrettent que l’avis ne présente pas les enjeux économiques et sociaux de l’EEDD. Ils soulignent l’importance de l’interconnexion entre l’écologie et les enjeux économiques et sociaux.
  • La création d’une fondation à l’EEDD est remise en cause par certains groupes (CGT-FO, Artisanat, CGT, Coopération). Ils mettent en avant le trop grand nombre d’instances déjà existantes et posent la question du financement d’une telle fondation. Le groupe de l’Artisanat préconise davantage une rationalisation de ces différentes instances afin d’améliorer leur fonctionnement et leur rendu.

Le texte complet sur le site du CESE