L'adaptation de la France au changement climatique mondial

Publié le 26/05/2014

L'actuelle dérèglementation du climat impose à l'homme de répondre à certaines problématiques. Géographiques, avec le déplacement forcé de certaines populations mais aussi sanitaires avec l'accroissement des risques qui pèsent sur la santé des individus. En se basant sur les rapports du GIEC, cet avis tente d'apporter des réponses à ces questions d'avenir. Il s'agit ici de l'adaptation de nos sociétés face à une vulnérabilité croissante due à la dérèglementation climatique. Le Plan national d’adaptation au changement climatique doit être modifié, s'adaptant aux risques futurs et  non plus passés. Nous devons dès maintenant intégrer l'idée que nous allons vivre dans un monde qui va changer. L'avis nous invite à intégrer l'adaptation climatique dans l'action publique sur la base de règles communes. 

Mai 2014 - Présenté par : Antoine Bonduelle (Nature & environnement) & Jean Jouzel (Personnalité qualifiée) - Au nom de la section de l'environnement. Votants : 163 | Pour : 161 | Contre : 0 | Abstention : 2 (Personnalités qualifiées).

Le point de vue de la CFDT :

Premièrement la CFDT tient à souligner le fait qu'elle partage l'avis dans son intégralité. En effet la France n'a pas d'autre choix que de s'adapter aux changements climatiques actuels mais aussi futurs. Il y a donc urgence à agir pour protéger le vivant et l'humanité se trouve face à ses responsabilités. Pour la CFDT il faut agir dès maintenant et ce pour quatre raisons : économique, il est important de se doter d'une vision sur le long terme, se basant sur une économie circulaire viable; environnementale, il nous faut agir autrement dans nos modes de consommation et production, et ainsi retisser un lien avec la nature; sociétale, nous ne devons pas laisser de dette sociale ou environnementale aux générations futures. Enfin la dernière raison est sociale, il faut agir afin de préserver notre cadre de vie avec la nécessité d’appréhender de manière intelligente les évolutions sur les métiers et les emplois. Pour la CFDT, ces raisons ne sont pas des contraintes mais bien des opportunités pour nous, pour le futur. L'enjeu est le suivant : l'homme pourra-t-il s'adapter à lui même ?

Les points d'accord que soulignent les organisations :

  • La coopération entre les collectivités et notamment les régions sur les plans d'actions est fondamentale pour l'ensemble des groupes. Intégrer l’adaptation climatique dans l’action publique sur la base de règles communes dans le cadre de schémas réglementaires Etat-Région, et des plans climats locaux opérationnels.
  • Il faut davantage sensibiliser la population, la convaincre plutôt que la vaincre. Cela passe par l'adaptation des programmes scolaires par exemple (CFTC, UNSA, CGT, CGT-FO, Entreprises, Coopération, Organisations et mouvements de jeunesse, Agriculture, UNAF, Mutualité).
  • Il est primordial de mobiliser tous les secteurs de la société, les pans agricoles, économiques, sanitaires, etc. dans le but de rendre le mouvement efficace et global (CFTC, UNSA, CGT, Entreprises, Professions libérales, CFE-CGC, Associations, UNAF, Mutualité).
  • Intensifier la recherche que cela soit la lutte contre des maladies, l'adaptation des sols, des études sur l'urbanisme (CFTC, UNSA, CGT, CGT-FO, Entreprises, Coopération, CFE-CGC, Organisations et mouvements de jeunesse, Agriculture, Associations).
  • Développer la connaissance fondamentale et appliquée afin d’élaborer des projections climatiques en mettant l’accent sur la régionalisation et la modélisation des impacts sur les territoires et les secteurs professionnels  (UNSA, CGT, CGT-FO, Coopération, Professions libérales, Organisations et mouvements de jeunesse, Associations).
  • Créer une vision partagée de l’action climatique en régions pour impliquer concrètement tous les acteurs sur l’adaptation (CGT, Entreprises, CFDT, Associations, Agriculture, Mutualité).

 

Les réserves émises :

  • Pour la CGT et la CGT-FO l'Etat doit reste l'acteur central de cette adaptation et non pas les régions.
  • Les groupes de la Coopération et des Professions libérales regrettent que l'avis n'aborde pas des sujets tels le logement ou l'urbanisme.
  • Les Professions libérales et le groupe de la Mutualité se méfient de potentiels risques de mal-adaptation.

Le texte complet sur le site du CESE