Financement des TPE PME : La CFDT s’abstient sur le projet d’avis

Publié le 20/03/2017 (mis à jour le 21/12/2017)

Le CESE a voté mercredi 15 mars 2017 l’avis sur le financement des PME-TPE. La CFDT s’est abstenue lors de ce vote.

La CFDT avait souhaité contribuer à un avis porteur de préconisations « utiles », réalistes et axées sur le sujet traité qui, partant d’un constat partagé entre, d’un côté la réalité de chiffres, de l’autre le ressenti des entrepreneurs.  La CFDT partage plusieurs préconisations comme le renforcement de l’accompagnement, du conseil  et de l’information des interlocuteurs des TPE PME, la  nécessité de mobiliser davantage de financements pour le développement des TPE/PME par des incitations fiscales au fléchage de l’épargne vers des fonds dédiés, ou l’abondement par des ressources publiques de fonds d’amorçage. A souligner également les préconisations pour soutenir les cautions mutuelles, pour diminuer les délais de paiement ou inciter les dispositions d’affacturage inversé dont la charge serait portée par le client en retard de paiement.

 

Mais, la CFDT ne soutient pas certains points importants de cet avis. Elle l’a exprimé lors des débats et formalisé par l’expression de dissensus sur le financement de certaines mesures par les budgets consacrés aux allégements de cotisations sociales ou au CICE, et sur la création d’un pôle public bancaire, réduit, suite à notre amendement, à une mise en réseau autour d’une BPI France « redéployée », de la Banque Postale, et de la SIAGI.Ces deux sujets, importants, méritent mieux que d’être traités au détour d’un avis. La CFDT considère que certaines préconisations sont inopérantes, parfois éloignées du sujet principal de la saisine et en réduisent considérablement la portée.

 

La qualité d’un avis du CESE se mesure par le haut niveau de consensus obtenu sur les préconisations, et par l’éventuelle expression de dissensus qui oppose de façon nette deux parties importantes des membres de la section de travail qui a produit l’avis. Remettre en cause cet équilibre par l’expression de dissensus largement minoritaires menace la crédibilité des avis.