Combattre les violences faites aux femmes dans les Outre-mer

Publié le 29/03/2017 (mis à jour le 26/04/2018)

Deux délégations du CESE, celle à l’Outre-mer et celle aux droits des femmes et à l’égalité, ont co-construit un rapport et un avis qui montrent les stéréotypes et les violences dont sont victimes les femmes dans les territoires ultra-marins. Pour la CFDT, les deux objectifs fixés sont atteints : établir un état des lieux et trouver les leviers d’actions pour mettre en place les dispositifs indispensables. Les quarante recommandations contenues dans l’avis doivent en constituer le socle.

Selon les données de la banque mondiale des Nations Unies, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis. Ce bref rappel pour dire d’emblée que l’accent mis ici sur les territoires d’Outre-mer se situe bien dans le contexte d’un fléau universel.

Si les études et les constats montrent que la violence est une réalité, la volonté de changement de la société l’est tout autant. C’est aussi sur cette volonté qu’il faut s’appuyer pour déconstruire les stéréotypes, faire évoluer les situations et susciter des initiatives régionalement. Les sociétés doivent en effet s’engager dans les processus d’évolution qui ne sont pas le problème du seul État.

Mais le rapport montre aussi que l’État lui-même ne joue pas pleinement son rôle (postes non pourvus, moyens inférieurs à ceux accordés en métropole…). Les événements actuels en Guyane montrent combien son désengagement peut être dangereux.

La CFDT se félicite du travail réalisé, qui, par la co-construction avec les acteurs concernés, publics ou associatifs, en se rendant sur place ou grâce à des vidéoconférences, a réussi à éviter l’écueil de la stigmatisation.