Working Time Festival, fête des jeunes travailleurs version XXL

Publié le 30/03/2015

Le 1er mai, 5 000 (futurs) salariés de 18 à 35 ans sont invités par la CFDT à fêter le travail, à Paris, pour un rassemblement inédit. Au programme : débats, stands, animations et concerts. Une journée festive, tournée vers l’avenir.

WTF, ce Working Time Festival ? « Le WTF, c’est un peu ‟la CFDT portes ouvertes”. » Le 1er mai prochain à Paris, la CFDT a convié 5 000 jeunes de 18 à 35 ans, adhérents ou non, à participer au Working Time Festival. Certains se seront levés à l’aube et auront parcouru des centaines de kilomètres ; d’autres seront venus en voisins. Mais quels que soient leur statut, leur région d’origine, leur secteur professionnel, les participants auront plus d’un point commun : des valeurs et l’envie d’être acteur de son destin, sans compter celle de faire la fête.

Construire la société de demain

« Dans le contexte de pessimisme ambiant, nous voulons porter un message positif pour dire qu’il y a quelque chose à construire ensemble, qu’on peut reprendre la main sur notre destin, qu’on peut trouver des solutions plutôt que de se résigner. Ce rassemblement permet de faire découvrir à des jeunes le syndicalisme, la CFDT, d’autres jeunes. À eux d’amener leurs questions, leurs attentes, de participer à construire la société de demain dans laquelle ils auront envie de vivre et pour laquelle ils veulent s’engager », explique la secrétaire nationale Inès Minin.

Autant dire que la date du Working Time Festival n’a pas été choisie par hasard. « Les défilés du 1er-Mai n’attirent plus les jeunes travailleurs qui n’en voient pas le sens. Le WTF permet de réinvestir la fête des travailleurs en créant une dynamique de mobilisation, de partage de valeurs, de message, confirme Inès Minin. Le WTF est une nouvelle manière d’être présent dans l’espace public, ouverte, positive, émancipatrice, constructive. »

I love éduc’ pop !

La barre a été fixée haut, dans la droite ligne de l’éducation populaire : Europe, transition énergétique, conciliation des temps, place du numérique… « On aborde des sujets barbares, plaisante Geneviève Douillot, secrétaire confédérale chargée de l’événement, mais sous une forme qui permet la pédagogie, le débat, l’interactivité. Nous ne sommes pas là pour expliquer la vie aux jeunes qui viendront ; ce sont eux qui vont nous amener ce qu’ils vivent. C’est une chance pour la CFDT ! » Le premier objectif restant tout de même que « tous passent une bonne journée ! ».

aseigne@cfdt.fr