Un congrès écoresponsable

Publié le 29/04/2014

La CFDT renouvelle l’expérience d’un congrès écologiquement et socialement responsable. L’objectif est non seulement de produire le moins de CO2 possible, mais aussi de sensibiliser les congressistes et les partenaires aux actions vertueuses en matière d’écoresponsabilité.

Après Tours il y a quatre ans, la CFDT organise pour la deuxième fois un Congrès écologiquement et socialement responsable. Le bilan carbone de 2010 avait montré que chaque congressiste avait produit 136 kg « équivalent CO2 ». L’objectif  est évidemment de diminuer ces émissions à Marseille. Le périmètre d’action est constant, c’est-à-dire qu’il s’agit de prendre en compte les dépenses de CO2 générées par l’organisation de l’événement, les congressistes et la gestion du lieu (déplacements sur le site, fret, consommation d’énergie, déchets, communication et publicité, gardiennage et nettoyage…). Pour chaque étape de la préparation du Congrès, des choix ont été faits afin de respecter l’engagement écoresponsable.

 Les congressistes sont incités à venir en train

Représentant 80% du bilan carbone total, les transports constituent l’un des principaux axes d’action pour émettre le moins possible de CO2. Les congressistes sont fortement incités à venir en train, dont le coût du trajet est pris en charge par la Confédération, et à recourir au covoiturage, qui est déjà particulièrement  privilégié par les militants. Sur place, chaque participant recevra un pass pour utiliser les transports en commun.

 

Production (en kg) de CO2 par type de transport sur une distance Paris-Marseille (774 km)*

 *Pour comparer ses productions potentielles de COwww.ademe.fr/eco-comparateur

Les documents officiels (rapport d’activité, résolution, règlement intérieur) du Congrès ont été éco-conçus : les marges ont été réduites, le grammage allégé et le format minimisé. Ils sont imprimés sur du papier de production française, issu de forêts gérées durablement et recyclé à 60%. De plus, les services confédéraux et les partenaires qui présenteront un stand se sont engagés à limiter la diffusion de documents papier. Des ordinateurs seront à disposition pour consulter les informations sur Internet.

Le module d’inscription en ligne a évolué depuis Tours. Il permet désormais de gérer aussi les amendements. Un site de réservation des hébergements a également été créé. Sur place, les votes seront entièrement électroniques.

 Un événement qui favorise la sensibilisation aux actions vertueuses

« Il n’y a pas seulement le bilan carbone à prendre en compte. Par ses aspects pédagogiques, cet événement permet de sensibiliser les congressistes et les partenaires aux actions vertueuses en matière d’écoresponsabilité », explique Claudia Sigwalt, secrétaire confédérale en charge de l’écoresponsabilité.

Les repas seront préparés par La Truffe Noire, un traiteur implanté dans les quartiers Nord de Marseille. Cette entreprise a signé la charte Qualitraiteur, un label valorisant le professionnalisme du prestataire. Engagé dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale, La Truffe Noire servira des menus à base de produits locaux et de saison. Le traiteur trie lui-même ses déchets et ceux-ci seront limités en amont par la pré-commande du nombre de repas.

Le transporteur retenu pour le fret est engagé dans une démarche écoresponsable et a signé la charte « Objectif CO2 : les transporteurs s’engagent » proposée par la Confédération. En optimisant les déplacements et le remplissage des camions, il génère 10% de moins d’émissions de gaz à effet de serre qu’un transporteur classique.

Les éclairages, projecteurs, écrans et systèmes de sonorisation ont été choisis, en collaboration avec le régisseur du site du parc Chanot où se déroulera le Congrès, pour réduire de 60% la consommation d’énergie.

 Une démarche de mutualisation

Les stands et la signalétique ont été conçus pour minimiser les déchets à la source. Ainsi, la moquette, dont l’usage sera limité, sera récupérée par Emmaüs qui la recyclera en housses de déménagement. Les partenaires ont rejoint cette démarche de mutualisation. Les structures et le mobilier seront loués auprès d’un prestataire local. « Cette organisation améliore significativement les conditions de travail des organisateurs, des équipes de montage, des partenaires, et favorise l’emploi local », souligne Claudia Sigwalt.

Comme à Tours, les congressistes disposeront d’une « feuille d’eau » pour se désaltérer sans utiliser de gobelets jetables. Conçue par Philippe Starck pour la Fondation Danielle Mitterrand, il s’agit d’une petite bouteille en plastique recyclé. Une sacoche, fabriquée avec du papier des numéros de Syndicalisme Hebdo destinés au pilon, leur sera remise. Elle est réalisée dans le cadre d’un projet de coopération avec des familles cambodgiennes pour qu’elles puissent envoyer leurs enfants à l’école.

Le dernier jour du Congrès, le cabinet Espere fournira les résultats du bilan carbone.

La Confédération compensera les émissions de CO2 qui n’auront pu être évitées en soutenant un projet de développement durable certifié « The Gold Standard Foundation ».

« Chaque événement de ce type est une occasion d’apprendre et de donner envie à d’autres. Les organisations au sein de la CFDT sont très demandeuses. Nous invitons chaque congressiste à faire part de ses pratiques en matière d’écoresponsabilité en se rendant sur l’espace dédié du stand confédéral », conclut Claudia Sigwalt.

nfigarol@cfdt.fr