Valoriser les salariées des services à la personne

Publié le 02/09/2020

Elles sont auxiliaires de vie, gardes d’enfants ou aides-ménagères et font partie de celles que l’on appelle communément les « invisibles », mais que la crise sanitaire a mises en lumière. Elles sont surtout sept femmes décidées à ne pas laisser retomber l’énergie mobilisée pendant la période de confinement.

Émanation d’un groupe de réflexion lancé par la Fédération des Services nettement avant le confinement, le « Club des 7 » s’est évidemment poursuivi pendant celui-ci. Au pic de la pandémie, le groupe échange au sujet des mesures de protection pour ces salariées qui sont en première ligne. « Notre première bataille a été de dénoncer le maintien des prestations de ménage de confort. Il n’y avait aucune raison de les maintenir, mais ce sont celles qui rapportent le plus. Sans refus de la part du client, il fallait y aller quand même », explique Sandrine Papot, déléguée syndicale chez O2. Au fur et à mesure des échanges, il a fallu structurer les revendications, pour être plus audible.

Le dossier des primes Covid

« Le secteur des entreprises de services à la personne est très jeune : notre convention collective date de 2014. Il n’y a pas de tradition de dialogue social, pas de culture syndicale et pas de collectif : non seulement les salarié·e·s travaillent au domicile des personnes qui les emploient, mais avec des taux élevés de rotation du personnel. Dans ces conditions, il est très difficile de tisser des liens avec les salarié·e·s », explique Sandrine. Accompagné par la CFDT-Services, le « Club des 7 » a adressé plusieurs courriers aux députés afin de se faire entendre. En cette rentrée, un dossier d’importance les attend : celui des primes Covid, qui sont pour une part attribuées par les entreprises employeuses (O2, A2micile, SweetHome…) et pour une autre part déterminées par les départements. « Chacun a ses propres critères d’attribution. C’est du grand n’importe quoi. » Raison de plus pour le « Club des 7 » poursuive son action !

epirat@cfdt.fr