Travail de nuit : chez Monoprix, la CFDT a fait le choix de l’emploi et du pouvoir d’achat

Publié le 03/10/2013
Chez Monoprix la négociation d’un accord permettant le maitien de l’ouverture des magasins jusqu’à 22 heures (comme cela est déjà le cas depuis plusieurs années) est bloquée par la CGT qui a utilisé son droit d’opposition. La CFDT avait fait le choix de signer cet accord pour préserver les emplois.

94 des 300 magasins de Monoprix sont concernés. Ils fermeront désormais leurs portes à 21 heures, soit une heure avant l'heure habituelle. « 1 500 salariés risquent d’être touchés par cette décision. Pour eux cela signifie moins d’heures de travail, et la direction nous a également annoncé qu’elle n’exclue pas un plan social », explique de Patricia Virfolet, la déléguée syndicale CFDT de Monoprix.

     La CFDT Monoprix a recueilli 26 % des voix aux dernières élections et compte plus de 500 adhérents.
      

« Depuis cette annonce les salariés sont très en colère car ces heures de travail en moins représentent une baisse de pouvoir d’achat. Notamment pour les nombreux étudiants qui travaillent après leurs cours. C'est pour préserver ces emplois et le pouvoir d'achat que nous avons signé cet accord, ajoute Patricia. Nous avons l’habitude de consulter les salariés dans ce type de situation. Au Monoprix de Saint-Michel nous avions réalisé un référendum avant de négocier l’ouverture jusqu’à minuit. »

F. M.

Photo © Richard Damoret / Réa

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