Qualité de vie au travail, une séance pour rien ?

Publié le 12/04/2013
Hervé Garnier, le chef de file de la délégation CFDT, ne cachait sa déception à la sortie de septième séance de négociation.

« Nous sommes embourbés dans les vicissitudes du calendrier », déplorait le secrétaire national Hervé Garnier, chef de file CFDT, au sortir de la septième séance de négociation entamée en septembre dernier à propos de la qualité de vie au travail et l’égalité professionnelle.

Et l’indispensable impulsion ?

« Le Medef nous a remis un texte en séance […] qui n’est pas recevable en l’état et qui ne va pas bien loin. » Cette dizaine de pages – où sont vaguement rappelées les orientations actées par les partenaires sociaux à l’issue de la délibération de juin 2012 – n’a pas davantage convaincu les autres organisations syndicales. Le Medef a volontiers reconnu qu’il existait « une réticence des entreprises à travailler sur la qualité de vie au travail dans la période actuelle », l’urgence étant « plus à une négociation de croissance ». Mais sans réelle impulsion, la négociation risque fortement de s’enliser avant même d’avoir réellement commencé. D’autant que les revendications prioritaires de la CFDT, à savoir « la mise en place d’espaces de parole pour les salariés » et de « reconnaissance qualitative de leur travail » ne s’apparentent pas aux « contraintes nouvelles » redoutées par les entreprises.

D’ici à la prochaine séance, le 26 avril, les partenaires sociaux sont convenus de plusieurs réunions bilatérales en vue d’améliorer un texte pour l’heure très timide. « Soit les bilatérales sont de vraies séances de travail, et la prochaine séance est une vraie séance de négociation, soit il faudra en tirer certaines conclusions », a prévenu Hervé Garnier.

aballe@cfdt.fr

photo : Olivier Clément