Octobre rose : Quelle prévention en milieu professionnel ?

Publié le 30/10/2020

Près de 60 000 nouveaux cas déclarés chaque année et 12 000 décès répertoriés. Malgré un dépistage et des traitements de plus en plus performants, le cancer du sein reste un fléau abordé sous le seul prisme de la santé publique.

« Les risques liés à l’environnement et au travail font l’objet de peu de campagnes. Or ils existent, du fait du travail de nuit, de l’exposition aux rayonnements ionisants ou de l’utilisation de certains produits chimiques », réaffirme Catherine Pinchaut à l’occasion d’Octobre rose. Convaincue que la prévention est un levier d’action essentiel, la CFDT mène depuis 2017 une campagne de sensibilisation auprès des professions les plus exposées. Plusieurs syndicats et fédérations (dont FGTE et Santé-Sociaux), alertés par leurs militants de la hausse du nombre de cancers du sein dans certaines professions, se sont inscrits dans la démarche.

Outil de dialogue social

Au total, 700 questionnaires diffusés auprès d’infirmières, de personnels navigants, de coiffeuses ou de salariées du nettoyage ont été récoltés. « Ils sont pour les sections syndicales un point d’entrée pour porter le débat dans les lieux de travail, développer une politique de maintien dans l’emploi ou intégrer certaines dispositions relatives à une maladie chronique dans des accords santé au travail ou qualité de vie », poursuit la secrétaire nationale, qui négocie actuellement la place et les moyens de la santé au travail afin de mieux prendre en compte les réalités professionnelles. « Nous avons là un exemple d’un risque peu identifié, qui doit faire l’objet de mesures préventives. » En ce sens, la CFDT demande que le cancer du sein soit inscrit au tableau des maladies professionnelles.

aballe@cfdt.fr