Fonction publique : les pistes d’évolution du rapport Pêcheur

Publié le 12/11/2013
Le rapport Pêcheur, du nom de son auteur, conseiller d’État, servira de base aux négociations qui s’ouvriront le 5 décembre prochain dans la fonction publique.

Le rapport porte sur les évolutions des modes de recrutement, de rémunération et de gestion des parcours professionnels. Il relève aussi que « les politiques salariales ont été menées sans perspective d’ensemble, tandis que les contraintes budgétaires ont conduit à une érosion de la grille des rémunérations avec un gel du point d’indice et un resserrement des écarts hiérarchiques ». Il suggère de remplacer les catégories (A, B et C) par six niveaux de fonction, définis selon le diplôme, les missions exercées et les responsabilités de chaque agent puis d’engager un chantier de réduction des régimes indemnitaires.

La mobilité, principale avancée du rapport

La CFDT partage le diagnostic posé par le rapport. Si ce dernier propose des pistes d’évolution intéressantes, la contrainte budgétaire, les compromis politiques et les équilibres syndicaux risquent de conduire à des ajustements au sein de la fonction publique. « La vraie avancée est celle de la mobilité avec une meilleure gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences », assure Thierry Cadart, secrétaire national, qui regrette cependant que le rapport n’offre pas de perspectives à court terme pour les agents. « Il est urgent de leur apporter des solutions tant sur le plan du pouvoir d’achat que des conditions de travail. » Enfin, ce rapport, qui arrive après une longue série, « ne se penche pas sur le dialogue social au sein des collectifs au travail ».

albesse@cfdt.fr