Chez Seb, la CFDT favorise l’insertion des travailleurs handicapés

Publié le 13/06/2013
La CFDT de Seb a signé un accord de groupe sur les situations de handicap auquel elle a beaucoup contribué…

Un plateau de travail à hauteur réglable, un gerbeur qui évite aux salariés de se baisser, un siège à soutien ventral, des pièces détachées faciles d’accès, un escalier stable permettant de charger plus aisément les machines : sur le site de la maison mère, à Selongey, la ligne de montage des pièces mises sous blister a connu nombre d’aménagements. Mandaté par le Sameth (Service d’appui au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés), une antenne de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), le cabinet Actions et industrie a effectué une étude ergonomique qui a permis de mettre en place ces solutions pour limiter les situations sollicitantes. À la suite d’un arrêt de travail pour maladie professionnelle, Christophe Alin, conducteur de ligne, avait sollicité un bilan de compétences. Cela a permis de déterminer quel poste pouvait répondre aux contre-indications médicales dont il était l’objet. Désormais, depuis deux mois, douze personnes, qui subissent aussi des restrictions médicales, bénéficient des aménagements réalisés sur la ligne où il a repris le travail. « Auparavant, les salariés souffraient parce qu’il fallait soulever des cartons. Ce n’était pas un problème de poids, mais de gestes répétitifs en hauteur, à raison de 1 280 produits fabriqués par heure », note Erick Zunino, régleur opérateur, qui a formé les personnes sur la ligne aménagée.

La négociation d’un accord global

« C’est la première fois que le Sameth intervient », se réjouit Sylvette Bon. Déléguée syndicale centrale ayant quarante de maison, Sylvette regrettait qu’il y ait jusqu’alors peu de postes aménagés. Considérant que « le handicap, ça n’arrive pas qu’aux autres », les délégués CFDT ont demandé à la direction de négocier un accord global sur les problématiques liées au handicap. Après sept mois de négociation et seize versions du texte (dues aux nombreux apports de la CFDT), l’accord a été signé le 25 avril dernier avec la direction et la CFE-CGC. « Il faut saluer la CFDT sur cet accord. Elle a su s’impliquer en amont et a demandé à se former pour prendre toute la mesure de ce dossier. Lorsqu’on se donne les moyens de réussir des deux côtés, on obtient de vraies négociations », précise Sandrine Vannet, directrice des ressources humaines de la SAS (société par actions simplifiée) Seb.

Un accord riche comprenant des dispositifs récents

Grâce au soutien de l’Uri Bourgogne et de la FGMM, les cinq délégués syndicaux du groupe ont été accompagnés par le cabinet de conseil Acmé (créé par Rémi Jouan, ancien secrétaire national et ex-président de l’Agefiph). Ce travail d’équipe a permis d’inclure dans l’accord des dispositifs récents, telle la réduction du temps de travail des salariés en fin de carrière ayant une invalidité qui n’est pas classée en première ou deuxième catégorie. Recrutement, maintien dans l’emploi et prévention, situations de handicap physique et psychique : l’accord est riche. Monté à 90 % par la CFDT, il est suivi de près par les militants pour sa mise en œuvre !

nfigarol@cfdt.fr