C'est (enfin) reparti pour la négociation qualité de vie au travail

Publié le 22/02/2013 (mis à jour le 25/02/2013)
Les partenaires sociaux réunis le 22 février ont fixé le calendrier d'une négociation globale portant sur la qualité de vie au travail et l'égalité professionnelle.

Entamées en septembre 2012, comme le prévoyait la grande conférence sociale de juillet, les discussions sur la qualité de vie au travail et l’égalité professionnelle avaient été rapidement suspendues, le temps que les partenaires sociaux parviennent à un accord sur la sécurisation de l’emploi. Elles ont repris ce 22 février au siège du Medef avec l’objectif d’aboutir d’ici à la fin juin. Le gouvernement, qui espérait initialement un accord à la veille du 8 mars (Journée internationale de la femme) pour renforcer l’annonce d’une réforme du congé parental, devra se contenter d’une déclaration commune sur les enjeux de l’égalité professionnelle d’ici à la prochaine séance (prévue le 6 mars). Sept séances sont programmées jusqu'au 20 juin, sur un rythme relativement soutenu.

Une réflexion qui doit associer les salariés

Sur le fond, la quasi-totalité des organisations syndicales (à l’exception de FO) est parvenue à « s’accorder sur un socle commun de points qu’elles souhaitent imposer dans la discussion : faire de l’organisation du travail un sujet de négociation, créer l’obligation de négocier l’égalité professionnelle et le droit d’expression des salariés dans l’entreprise », précise Hervé Garnier, chef de file de la délégation CFDT.

À travers une dynamique de dialogue dans les entreprises, les syndicats souhaitent associer les salariés à la réflexion sur l’organisation du travail et remettre le droit d’expression (inscrit dans le code du travail) au cœur d’un champ d’intervention monopolisé par les directions.

Un meilleur encadrement du temps partiel devrait également être mis sur la table des discussions, malgré un patronat inquiet à l’idée de voir rejoué le match de la négociation emploi. La CFDT souhaite que le sujet soit abordé sous l’angle de l’égalité professionnelle et rappelle que ces deux négociations sont complémentaires.

aballe@cfdt.fr