[Témoignages] Candidat TPE : “Je veux défendre mes collègues en difficulté”

Publié le 21/12/2016

Défendre des collègues éloignés du syndicalisme, participer au progrès social, mettre en place des avancées qui améliorent la vie des salariés, faire respecter les droits des salariés et les obligations de l’employeur… Les raisons qui les ont poussés à se présenter ne manquent pas. Petit verbatim de paroles de canditats salariés des TPE aux élections.

MurielLEBOUVIER2Muriel Lebouvier, 57 ans, serveuse (Occitanie)

En 2008, Muriel avait rencontré des militants CFDT dans le restaurant où elle travaille. Ils ont sympathisé. De fil en aiguille, elle est devenue conseillère prud’hommes. « Je sais que c’est difficile dans les TPE où ça se passe mal pour les salariés. Moi, je résiste parce que j’ai la CFDT derrière moi, explique-t-elle. Ce nouveau système de représentation, c’est un vrai plus. Il n’y a rien pour l’instant permettant de régler les conflits dans les TPE, d’aider les salariés ou de discuter avec les employeurs. » Muriel en a la conviction : « Des avancées sont possibles dans ces entreprises, sans aller au conflit. La CFDT l’a démontré avec les mutuelles. Pour cela, il faut savoir instaurer un dialogue entre les partenaires. »


Freddel SmithFreddel Smith, 35 ans, préparateur en pharmacie (La Réunion)

« Défendre mes collègues en situation difficile. » C’est le leitmotiv de Freddel Smith, qui se présente à Saint-Denis de La Réunion. Le département d’outre-mer compte près de 250 officines. Freddel travaille depuis quinze ans dans la même pharmacie et reconnaît que sa situation est plutôt enviable par rapport à nombre de ses collègues préparateurs. « Les marges réduites sur les médicaments et le déremboursement ont conduit certains patrons à faire porter les efforts aux salariés, moins nombreux qu’auparavant avec davantage de travail », a-t-il constaté. Adhérent depuis six mois, Freddel compte sur la CFDT pour le former aux négociations.


Mathilde HerlemontMathilde Herlemont, 52 ans, consultante (Hauts-de-France)

« Commencer à voir ce qu’il est possible de construire dans les TPE. » C’est ce que Mathilde se propose d’engager au cours de son futur mandat de représentante des salariés des TPE. « Ces élections vont créer un espace pour négocier sur les questions de qualité de vie au travail, d’organisation et des conditions de travail, souhaite Mathilde. Et c’est par le dialogue social que nous pourrons progresser. » Adhérente depuis quatre ans, Mathilde est convaincue que ces nouveaux lieux de dialogue renforceront la position des salariés dans les TPE.

 

RichardRichard Ardouin, 47 ans, en recherche d’emploi (Provence-Alpes-Côte d’Azur)

« Quand on m’a proposé d’être candidat, j’ai dit oui tout de suite. » Avec un bel enthousiasme, Richard Ardouin entend rendre ce qu’on lui a donné lorsqu’il est arrivé à la CFDT : compétence, chaleur humaine, solidarité… et surtout de l’attention. Charpentier-couvreur, Richard est entré en conflit avec son patron, qui ne respectait pas les normes de sécurité. Il avait chuté deux fois d’un toit, sans gravité, heureusement. Mais son exigence de sécurité a déplu. Perturbé, seul face à ce patron, il a trouvé à la CFDT des Hautes-Alpes le soutien nécessaire au règlement de ce conflit et à sa remise en selle. Aujourd’hui, il se forme afin de mieux relever ceux qui tomberont demain.


Helene.jpgHélène Lacourarie, 25 ans, chargée d’études (Pays de la Loire)

« Je travaille dans un cabinet de conseil à Angers. C’est une petite structure de quatre salariés, l’ambiance est agréable, nous nous connaissons bien. Nous sommes, de fait, très proches de notre employeur et cette proximité est professionnellement enrichissante. C’est un atout quand tout se passe bien », explique Hélène, adhérente depuis janvier 2015. « En même temps, c’est compliqué de réclamer un treizième mois ou des titres-restaurant. Et quand je compare ma situation avec celle d’amis qui ont intégré des grandes entreprises, je vois tous les avantages auxquels nous n’avons pas accès. La liste est longue ! C’est l’une des raisons qui a motivé ma candidature. »


Nina11855782 935286276536469 7608545187329522774 nNina Quemeneur, 37ans, assistante maternelle (Bretagne)

« Je voudrais montrer qu’assistante maternelle est un beau métier mais qu’il n’est pas facile comme on peut l’entendre parfois ». À Landerneau, Nina Quemeneur a rencontré la CFDT il y a huit ans, alors qu’un conflit l’opposait à des parents. 

Elle a trouvé là un soutien et d’utiles explications sur ses droits. Aujourd’hui, Nina voudrait faire de même pour des collègues qui vivent des conflits au travail. Elle souhaite aussi que les assistants maternels puissent bénéficier d’avantages comme « ceux proposés par les comités d’entreprise, qui n’existent pas encore dans le secteur ».