Une fête du Travail sous le signe de l’engagement pour défendre l’emploi

Publié le 02/05/2013
« Oui, la CFDT est fière d’avoir signé l’accord sur la sécurisation de l’emploi. » Le titre de la tribune de Laurent Berger publiée par le site Slate.fr  la veille du 1er Mai donnait parfaitement le ton de cette fête du Travail.

Les divergences entre la CFDT et la CGT au sujet de l’accord du 11 janvier et de la loi qui en découle ne permettaient pas aux deux organisations de défiler ensemble. La CFDT a donc fait le choix de rassemblements avec la CFTC, elle aussi signataire de l’Ani, et avec l’Unsa, qui a apporté un fort soutien au texte, afin de démontrer que cet accord est « un point d’appui pour poursuivre et amplifier la mobilisation en faveur de la croissance et de l’emploi, en protégeant mieux les salariés? ».

C’est à Cormontreuil, près de Reims, que le secrétaire général de la CFDT a passé le 1er Mai en compagnie de Luc Bérille, le secrétaire général de l’Unsa, et de Philippe Louis, le président de la CFTC. Le temps, plus proche de celui d’un 1er novembre que de celui d’un 1er mai, pour reprendre la boutade qui a fait la joie des participants, n’a pas découragé les quelque 500 militants, dont un très fort contingent de la CFDT, de venir participer au barbecue festif et revendicatif organisé pour cette fête du Travail. La Région Champagne-Ardenne n’a pas été choisie au hasard pour ce rassemblement, comme l’explique l’hôte du jour, Jérôme Dupont, secrétaire général de l’Uri CFDT : « Notre Région symbolise bien, avec l’un des plus forts taux de chômage en France, les difficultés que rencontrent aujourd’hui les salariés et donc l’urgence de mettre en place les avancées que nous avons obtenues en signant l’accord du 11 janvier. »

Mobilisaiton générale pour l'emploi

1er Mai LB PL LB 200 @TNL’ambiance bon enfant, avec orchestre, magicien et animations pour les enfants, n’a pas empêché les responsables des trois organisations réformistes d’échanger autour de la signification du 1er Mai et de leur engagement pour obtenir des droits nouveaux pour les salariés. « L’Europe, notamment le besoin de politiques européennes qui mettent un terme aux politiques d’austérité aveugles, et le dialogue social au service de l’emploi sont deux revendications communes à nos trois organisations » a rappelé Laurent Berger. Un positionnement approuvé par Luc Bérille, qui a plaidé en faveur d’un travail en commun renforcé pour porter les revendications communes qu’attendent les salariés, et par Philippe Louis, qui a insisté sur la nécessité de se rassembler pour contrebalancer le camp contestataire en « rappelant encore et toujours que pour faire avancer les choses le compromis n’est pas un gros mot, bien au contraire ». « Le fait que le camp réformiste soit sorti majoritaire des résultats de représentativité publiés le 29 mars nous conforte dans l’idée que le dialogue social et l’engagement sont les meilleurs leviers pour apporter des réponses aux salariés, ajoute Laurent Berger. Mais cela nous donne également des responsabilités vis-à-vis d’eux. » D’où son appel à « une mobilisation générale de tous ceux qui sont engagés sur le terrain de l’emploi : Il faut doper les dispositifs (la formation professionnelle, l’insertion, l’accompagnement des chômeurs, les contrats aidés) ».

Contre les extrêmes

Quoi qu’il en soit, « ce front uni des réformistes, c’est le début d’un travail renforcé entre les organisations syndicales, et seule l’union peut faire reculer les extrêmes », s’est félicité Laurent Berger en insistant sur la volonté des trois organisations de préparer en commun les prochains grands rendez-vous sociaux que sont la conférence sociale des 20 et 21 juin, la future négociation sur la formation professionnelle ou encore celle sur l’assurance-chômage. Pour autant, le secrétaire général de la CFDT se refuse à parler de divorce avec la CGT, « puisqu’il n’y a jamais eu de mariage » ironise-t-il, en rappelant que l’ensemble des organisations syndicales représentatives travaillent ensemble sur des propositions communes dans la négociation en cours sur la qualité de vie au travail.

nballot@cfdt.fr

 "Oui, la CFDT est fière d’avoir signé l’accord sur la sécurisation de l’emploi ", la tribube de Laurent Berger sur Slate.fr.

photos : Chambre noire