L'Auvergne expérimente tous azimuts... et ça marche

Publié le 03/10/2012 à 00H00
En accueillant Jean-Louis Malys, l'Uri Auvergne a dressé un beau premier bilan de son engagement dans les chantiers de l'AG 2012.

Fin 2011, l’Uri s’est lancée dans l’expérimentation « Réponse à la carte ». Comme le rappelle le secrétaire général Claude Bost, « la région avait pris de l’avance avec le SAAS [Service d’accueil des adhérents et des salariés], mis en place depuis le dernier congrès régional ». Selon Michel Barthomeuf, qui présentait le dispositif au nom de l’Uri, « la plupart des 160 appels quotidiens reçus concernent le professionnel. Cela fait que ce sont les syndicats et non les mandatés qui sont le plus à même de répondre aux questions ». Concernant les relations avec le centre dédié, « les questions remontées sont pertinentes et clairement exposées » pour les 50 % qui sont transmises à l’Uri – le centre répondant directement à une question sur deux.

La bonne articulation des structures CFDT
L’Uri est aussi engagée dans l’expérimentation des référents de section. « Ils ne sont pas là pour faire à la place de la SSE ou du syndicat, mais pour assurer un lien entre les deux, notamment dans le cas de sections en reconstruction », rappelle Yolande Serre. Trois sessions de formation ont déjà été effectuées en Auvergne à destination des référents, avec des résultats d’ores et déjà très positifs, et en attendant une réunion-bilan programmée les 19 et 20 novembre. « Le pari n’était pas gagné d’avance, assure Claude Bost. L’Uri partait avec un gros handicap : un grand nombre de très petits syndicats qui ont donc des difficultés à se structurer. C’est alors le plus souvent l’interprofessionnel qui reprend la main, en accord avec le professionnel. » Anticipant d’éventuelles critiques quant à une volonté de remettre en cause certaines structures, le secrétaire national Jean-Louis Malys a insisté sur le fait que la CFDT se doit d’évoluer avec le monde du travail pour ne pas risquer de se couper des salariés, rappelant au passage que l’« on ne peut pas rester dans les schémas syndicaux vieux de quarante ans bâtis sur un syndicalisme de grandes entreprises ».

Expérimentations et mutualisations
« La négociation des accords préélectoraux doit nous permettre de nous implanter dans de nouvelles entreprises », insiste Brigitte Desseux, au nom de l’Uri. C’est dans cette optique que la CFDT Auvergne a mis en place des formations qui, après deux ans, offrent de compter une quarantaine de militants, issus de l’interpro comme du pro, aptes à négocier dans toutes les entreprises de la région. Attention, ajoute Brigitte, « une fois le protocole négocié, la CFDT doit se mettre en ordre de marche afin de présenter des listes aux élections, puis d’accompagner les élus ». « Nous allons proposer au congrès régional de janvier prochain de nous appuyer sur l’expérience de la Lorraine intitulée “Du protocole à l’implantation” », conclut Claude Bost, prouvant ainsi qu’expérimentations et mutualisation vont de pair au sein de la CFDT.