Le combat de Zita Obra en faveur des salariés invisibles

Publié le 01/07/2013
Elle devait être employée domestique à Paris, et s’est retrouvée victime d’esclavage moderne. Originaire des Philippines, Zita Obra avait quitté son pays en 1994 pour gagner de quoi subvenir aux besoins de sa famille. Pendant cinq ans, elle subira de graves exploitations et privations de la part de ses "employeurs" avant de s’échapper. Soutenue par la CFDT, elle est parvenue à les faire condamner quelques années plus tard. Entre temps, elle est devenue secrétaire générale du syndicat des salariés du particulier employeur d’Ile-de-France où elle s’attache à défendre ces salariés qu’elle appelle « invisibles ». Son ambition : faire sortir ces travailleurs de l’isolement qui les rend si vulnérables, et améliorer durablement leurs conditions de vie et de travail. Rencontre.